Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

le petit blog du grand écran

Publicité
le petit blog du grand écran
  • Critique de films, analyse, clips (my chemical romance, the dresden dolls, The killers...), court-métrages, ce blog fait aussi la part belle au meilleur de la télévision en ce moment : les séries (Dr house, 24h chrono, Dexter, Desperate housewives, The los
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
le petit blog du grand écran
Publicité
Publicité
12 août 2013

American nightmare

PHO2ad03c5c-d1bb-11e2-a500-4affa5658f57-805x453

Une bonne petite série B digne de John Carpenter ça vous dit ???

 

 

 

American nightmare (the purge en version originale...passons donc sur le titre d'exploitation française putassier et racoleur) se pose dans la droite lignée des films d'horreurs US de ces derniers années qui tendent à mettre entre parenthèses le contrat social pour mieux mettre en avant les malaises d'une société américaine dont le déclin économique est amorcé...Et bien plus qu'un home invader de base comme on pouvait s'y attendre, The purge prend un malin (et intelligent) plaisir à ancrer son récit dans un postulat méchamment barré et qui soulève un grand nombre de questions (morales, philosophiques, politiques)

Le récit du film se passe dans un avenir proche où l'amérique en proie au chômage, à la récession et à la criminalité grandissante qui est indissociable à ses maux sociétaux, a mis en place un projet de loi pour le moins particulier : la purge...Une nuit par an, toutes les activités criminelles y compris le meurtres sont parfaitement autorisées et les services d'ordres n'interviennent pas...Une nuit par an pour le peuple américain afin qu'il libère sa haine et sa violence destructrice...Et ça fonctionne, le pays va mieux l'économie se redresse et le chômage baisse...les individus considérés comme des parasites sociaux étant les premières cibles de la purge dans un patriotisme somme toute bien américain si tu n'es pas un self made man, c'est que tu ne l'as pas voulu !!!

Le film s'intéresse plus particulièrement à une famille de nantis dont le père a bâti sa fortune sur la vente de système de sécurité que les riches américains se sont procurés afin de passer la purge en toute sécurité...Mais ironie du sort (et le film ne manque nullement d'une douce ironie tout du long)...Monsieur sécurité, sa femme et ses deux enfants vont vivre une nuit en enfer quand le cadet de la famille en en appellant à son humanité ouvre la bâtisse à un sdf traqué par une horde de chasseurs...des chasseurs qui vont bientôt réclamer que le sdf leur soit rendu ou sinon toute la petite famille sera elle aussi prise pour cible...

La force majeur du métrage tient dans sa situation de base qui prend le spectateur à la gorge dès le pré-générique. Jouant habillement sur la mémoire collective et l'adoption du patriot act...Le film rappelle qu'en des temps particulièrement troublés la politique américaine a répondu de façon radicale à la menace...Et malgré la folle extrémité que constitue la purge...Quelle serait la réponse politique des Etats-Unis si leur rôle de première puissance mondiale était menacée ??? Lepostulat de départ du film aussi impensable soit-il fini par gagner en une cruelle crédibilité et le malaise s'installe et on en ressort plutôt secoué.

Fable satirique sans concessions d'une violence assez radicale dans sa dernière moitié, american nightmare illustre les dérives d'une société élitiste qui nourrit sa réussite sociale et économique au détriment des plus faibles...Et si l'idée de départ apparaît par trop radicale, elle n'est qu'une métaphore malicieuse de l'économie capitaliste...American nightmare film gaucho ??? indéniablement !!!

Publicité
25 février 2013

Quand les cinémas Pathé débloquent et arnaquent le monde !!!

Dans certaines salles des cinémas Pathé est mis en place depuis le 12 décembre un dispositif tout à fait scandaleux et ségrégationniste...Les fauteuils premium...Objectif : faire raquer aux spectateurs un supplément allant de 1 à 5 euros sur le prix de la place pour avoir droit à un fauteuil numéroté, idéalement placé, inclinable et plus confortable que les sièges classiques...sièges classiques que l'on pourraient donc désormais rebaptisé les sièges prolétaires...

Jusqu'où peut on aller en se basant sur de tels principes ?...un tarif réduit si l'on s'asseoit dans les marches ? un tarif ultra réduit si on reste debout dans le fond de la salle ?...la bonne nouvelle étant que les vilains prolots, pas assez cons pour se faire arnaquer de la sorte profite de l'obscurité pour changer de place et prendre un fauteuil premium laissé vacant...ça me ferait bien rire qu'il leur faille engager des vigiles pour les placer dans leurs salles et rogner ainsi sur leurs scandaleux bénéfices !

D'autres pays on déjà ce système en place...exemple à suivre ??? Aux USA et au Royaume-Uni une place peut coûter jusqu'à 18 euros...

Testé pendant 6 mois dans les cinémas Pathé, la levée de bouclier déjà essuyeé par la firme suffira-t-elle à la faire revenir à ce principe immuable et démocratique des cinémas français de payer la même somme que quiconque pour assister au même spectacle ?

19 février 2013

Prochainement...j'espère...

Avec un peu de temps libre à mon effectif, je vais essayer d'alimenter un peu mon blog resté longtemps à l'abandon...Petit tour d'horizon rapide de ce qui sera en ligne bientôt...Ou pas...

 

Die hard 5 une belle journée pour mourir

La dame en noir

(Prometheus)

Batman the dark knight rises

Insidious

Margin call

(Millenium (version David Fincher))

(Project X (pour le plaisir de me défouler un peu))

Sherlock Holmes jeu d'ombres

 

 

19 février 2013

Drive...le chef d'oeuvre de Nicolas Winding Refn !!!

19803697_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110830_010231Problématique personnelle...comment faire le tour d'un film aussi magnifique en l'espace d'un seul post ??? Mission impossible ? Oui à coup sûr...Personnellement grand amateur (admirateur ???) de films noirs hollywoodien, Drive se pose ni plus ni moins que comme le meilleur néo noir de tous les temps...J'enterre sans regrets des films comme Les arnaqueurs, usual suspects, Le talentueux mister Ripley, Last seduction, L.A. Confidential, Voyage au bout de la nuit, Dark blue et toute la clique...Drive en qualité formelle et en douce naïveté assumée qui lui confère encore un peu plus une aura de film cultissime et insaisissable remporte de loin la palme, façon de parler puisque la palme d'or s'est envolée à Cannes, reste un prix de la mise en scène tout à fait mérité, car de a à z Drive est pensé dans les moindres petits détails...Qui derrière une telle claque ? Refn ? Gosling ? ou Sallis ?

 

Equation intéressante...Oublions d'entrée Sallis...Son roman certes sympathique mais à des années lumières du chef d'oeuvre cinématographique de Refn ne fait pas le poids, Moins intense, moins mystérieux, plus prolixe sur le personnage principal, Sallis s'il inspire de façon indéniable le film, est bien loin d'être le chef de rang du récit. Parce que Refn en cinéphile de génie remanie le récit à sa sauce, le modifie ad vitam eternam, fait du chauffeur un psychotique dangereux et violent...intensifie le mystère autour du chauffeur pour en livrer une figure particulièrement bressonienne dans un cinéma moderne qui explique tout. Est ce le coup de génie du cinéaste d'offrir un personnage énigmatique en tous points ? ...Probablement oui.

La problématique si elle élimine Sallis, laisse Gosling et Refn...tandem indissociable, alchimie parfaite entre un metteur en scène et son acteur...Si Gosling porte le film devant la caméra, Refn assure la cohérence du récit derrière la caméra...Drive est une recette complexe, entre un cinéaste de génie et son alter ego à l'écran, une rencontre inoubliable pour les cinéphiles et encore moins pour les deux bonshommes...une "suite" plutôt un prologue sur le passé du chauffeur est d'ailleurs en préparation.

Film sous influences certes et le spectre est large du film de gangster des années 80 Risky buisness, à Robert Bresson, en passant par Melville et Michael Mann...Refn outre le fait de renvoyer à de délicieuses références, orchestre pourtant un tout, une histoire enivrante et inoubliable faite de poésie, de violence, de folie et d'amour à la folie surtout.

On entre  dedans via ce qui est peut être la meilleure scène d'ouverture depuis le premier matrix...Souvenez -vous ...Une trinity supposément aux abois avant d'être sauvée d'une façon à priori incompréhensible avant de connaître ce qu'est la matrice of course...une trinity pourchassée, traquée à priori mais pourtant en plein contrôle de la situation...parfaitement ce qui caractérise le chauffeur dans cette scène d'ouverture, cette scène de chasse à priori insoluble mais dans laquelle le chauffeur fait pourtant la démonstration de tout son talent, de toute sa maîtrise des événements. Il s'en sort comme la "petite" trinity pas par chance mais par talent, par excellence, par assurance de ses moyens...Une scène d'ouverture brillante qui plonge le spectateur dans une tension extrême.

Une tension qui s'estompe  les premiers temps du métrage, et ce afin de poser les bases du récit...Avant que le film ne sombre dans une aura de désespoir, de tragédie inexorable, de suspense intense, de sacrifice énigmatique tellement insaisissable qu'il magnifie toute la fin du récit de façon exemplaire ! Refn effectue un mélange des genres permanent, qui passe par le film noir, le film romantique, le thriller psychologique, le film d'action, le film de gangsters, et surtout par le film de super héros ("Vous connaissez l'histoire de la grenouille et du scorpion ?")...le tout emballé sous la forme d'un conte de fées ultra-violent.

Un personnage mystérieux baptisé le chauffeur, à la fois mécanicien dans un garage, cascadeur pour Hollywood et pilote pour la mafia lors de braquages, rencontre et tombe amoureux de sa voisine de palier Irene...Les choses se compliquent quand le mari d'Irene sort de prison...Je n'ai pas envie d'en dire plus sur le récit en lui même, Drive appartient à la catégorie de film dont il est préférable de ne pas trop connaître le scénario afin de garder le plaisir intact.

A signaler également une Bande Originale superbe, qui en plus d'être obsédante s'intègre de façon parfaite à la narration au point de devenir un élément à part entière de ladite narration et un élément incontournable pour la pleine et entière compréhension du film

Cohérent avec le début de sa carrière fulgurante, Refn a jeté les bases d'une filmographie intelligente et intéressante basée sur une réflexion autour de la violence et de la métamorphose qui s'opère sur les hommes qui y ont recours...Cinéaste à suivre de très très près !!!

 

 

16 février 2013

Black swan de Darren Aronofsky

A NE PAS LIRE SANS AVOIR VU LE FILM !

De quoi faire flipper n'importe quel homme gavé de festins roboratifs à base de peloche horrifique et de cinéma déjanté...Black swan avait tout pour me faire fuir, des ballerines, de l'opéra...oui mais voilà, le nom magique de Aronofsky l'un des plus talentueux réalisateur de sa génération, a forcément fait mouche (requiem for a dream reste un modèle absolu de malaise au cinéma, et ses 20 dernières minutes un cauchemar éveillé particulièrement éprouvant ! Le tout au service d'un film intelligent qui plus est)

Black swan donc, plein d'appréhension...et tous les doutes s'envolent, car à l'arrivée le réalisateur en tire un thriller psychologique de haute volée, nerveux de bout en bout et particulièrement tendu...pas sans rapeller l'excellentissime répulsion de Polanski avec Deneuve...

Nina ballerine du New York city ballet se voit confiée la tâche particulièrement ardue d'incarner à la fois le cygne blanc et le cygne noir dans l'opéra le lac des cygnes de Tchaïkovski...Si le rôle du cygne blanc lui sied parfaitement, il en va autrement pour le cygne noir...Et l'effacée et soumise Nina va devoir se faire violence pour aller chercher au fond d'elle-même sa Miss Hyde afin de pouvoir incarner le cygne et noir et atteindre la perfection...Commence alors une lente descente aux enfers dans la schizophrénie...

Shooté comme un film fantastique truffé d'hallucinations, le film n'entretient jamais l'ambiguïté sur le surnaturel de ce qu'il nous donne à voir...Et ce qu'il offre à notre regard, c'est la naissance de la folie chez le personnage de Nina, rien d'autre. Personnage qui doit tout à coup dans sa vie affronter son quotidien et sa façon d'être avec les autres pour trouver les armes et la force de toucher à la perfection...La fameuse perfection de l'épilogue sur laquelle il y a beaucoup à dire, j'y reviendrai plus tard.

Nina la soumise, qui accepte le "devoir de masturbation" que lui donne Thomas le directeur du ballet...La petite Nina enfermée dans sa vie étriquée entretenant les névroses maternelles de succès jamais atteints, docile et timide, incapable de rébellion ou d'éclats...ou presque...C'est bien une morsure lors d'un baiser entre elle et Thomas qui lui vaut le rôle...Une part d'ombre habite la jeune femme, et c'est ce "dark passenger" (façon série Dexter) que Nina va devoir traquer et tenter d'apprivoiser

Libre à chacun de se faire son avis sur la relation entre Nina et Lilly, le film cultive intelligemment l'ambiguïté sur ce point, véritable rivale avide d'avoir le rôle ou simplement une petite nouvelle qui veut se montrer sympathique et se faire une amie ?...Toujours est-il que c'est dans cette obsession paranoïaque que Nina va parvenir à ses fins...Que doit-on penser de la scène où Nina surprend Thomas et Lilly en train de coucher ensemble ??? Réalité ou hallucination ? Le film fini par mélanger habilement les deux ingrédients pour offrir un spectacle insaisissable...Idem pour le meurtre de Lilly qui n'a finalement jamais eu lieu puisque cette dernière réapparaît finalement congratuler notre héroïne avant le dernier acte...La réalité s'étiole à travers le regard de Nina et par conséquent pour notre regard de spectateur...La folie et la réalité se retrouve inextricablement imbriquées l'une à l'autre...sans possibilité de les distinguées...

Car ce n'est finalement pas à Lilly que Nina s'en prend, mais bien à elle même, à son double maléfique, à son cygne noir...et d'atteindre la fameuse perfection, dernières paroles prononcées par Nina dans le film "c'était parfait"...Dans sa démence, son destin cultive un parallèle parfait avec l'opéra lui même, le cygne blanc meurt, poussé au suicide par le cygne noir...De cette idée de Thomas d'une même ballerine pour jouer les deux rôles...Dans cette volonté de schizophrénie sur la scène...La schizophrénie s'est emparé des coulisses...L'art imitant la vie imitant l'art...La perfection de l'interprétation de Nina qui paye de sa vie le fait d'avoir ainsi fusionnée, fusionnée à la perfection avec ses deux personnages. Très grand film et très grande composition de Nathalie Portman qui trouve là son plus grand rôle en attendant la suite de sa carrière.

 

 

Publicité
16 février 2013

Gangster squad...le patchwork indigeste

Ruben Fleisher réalisateur du remarqué et fort sympathique Zombieland se lance cette fois-ci dans le film noir américain classique ? Hé bah non...Ca aurait pu, tout les ingrédients étaient présents...Les borsalino, une ville de L.A. de l'après guerre joliment reconstituée, un mafieux salaud comme tout et pour tout dire à l'excès (problème majeur du film en réalité...j'y reviendrai plus tard), des gentils bien braves jusqu'à la niaiserie (hollywood style :p) et même une pseudo femme fatale là juste pour faire joli (hollywood style again !)

Ca aurait pu donc donner un film noir pur jus, oui mais...Gangster squad est finalement au film noir, ce que les scary movie sont au film d'horreur...rien ! Gangster squad c'est un peu comme si le film noir se faisait prendre en gang bang par l'action movie décérébré à la morale douteuse par devant, et par un trip super-hero movie par derrière...Le mélange n'opère que très difficilement, n'est pas Tim Burton qui veut !

 

Toi qui entre, ici, spectateur, laisse à la porte ton cerveau ! Car point besoin de se triturer les méninges avec ce film facile à outrance...Psychologie zéro (florilège de personnages caricaturaux), subtilité zéro (et le cynique de service Ryan Gosling prend finalement les armes quand le petit cireur de chaussures se fait dézinguer...sortez les violons...), et tirage de ficelles grosses comme des câbles en acier (Pour vaincre le mal, il faut devenir voyou sur les bords...ah ah ah...déjà vu, bidon, et moralement inepte !)...Gangster squad a pour modèle de base les incorruptibles de Brian De Palma...Et il est assez amusant finalement de constater à quel point sur tous les aspects du film gangster squad s'en éloigne à des années lumières...Une sorte de négatif du film de De Palma (lui aussi non exempt de défauts soit dit en passant)

Mais que l'on veuille greffé des fusillades et de l'action à un film noir oui certes, et c'est pas nouveau  Que l'on veuille par contre y ajouter un soupçon de  super hero movie...là ça coince ouvertement !!!

Ah il faut la voir cette d'ouverture qui se veut glaçante mais arrache des éclats de rire lol ! Sean Penn ridicule d'entrée et ce sera vrai tout au long du film...(si si je vous jure que c'est vrai !) Le voir faire écarteler un quidam avec des voitures et citer Stocker et le personnage de Dracula sur les enfants de la nuit (ici les chacals des canyon de L.A.)

Le personnage de Mickey Cohen n'est défini que dans sa sauvagerie et son sadisme et rien d'autre, une sorte de monstre contre lequel vont s'attaquer nos gentils héros de la police de L.A. qui sont aussi des héros de guerre par dessus le marché C EST PAS BEAU CA ???  Et comme tout bon film de super heros il y a le face à face final entre le méchant et le gentil...Et on a donc droit a un gentil courageux et fort et qui encaisse les coups de poing de Mickey Cohen (ancien boxeur pro) car oui en vrai héros notre petit Josh Brolin accepte de combattre sur le terrain de prédilection du monstre...et of course lui fout sa branlée dans une scène ridicule et dépourvu de toute crédibilité...

Mais la crédibilité n'est finalement pas le soucis premier de ce film hybride qui a tout mélangé fini par ne fournir rien de bien malin ni de très intéressant...Même son casting 4 étoiles (Penn, Gosling, Brolin, Nolte, Ribisi, Patrick, Stone) tourne continuellement en roue libre et ne sait comment faire pour rendre intéressant un ensemble pas déplaisant mais cruellement vide et qu'on oubliera de suite...Dispensable !

 

 

 

9 novembre 2012

The raid...la claque ultime du film d'action ???

The-Raid-Redemption-quad-posterPour les lecteurs de la première heure qui liront éventuellement ces lignes après tant d'absence, 1000 excuses voir 1000excuses au carré...et pourtant dieu sait que les occasions de revenir à l'écriture de critiques s'est faite très forte depuis longtemps et ce au film des claques filmiques que j'ai prise : DRIVE !!! of course, et j'espère bien une série d'articles prochainement pour décortiquer ce joyau du septième art avec vous...Shutter Island magistral, Inglorious basterds déjanté, La dame en noir ou la résurrection de la hammer, Hugo Cabret magique, Sweeney Todd le meilleur Burton depuis longtemps...etc etc etc...

La cinéphilie ne m'a pas abandonnée, simplement l'envie d'en parler, j'espère changer ça prochainement, bref revenons à nos affaires...the raid. Probablement le film d'action le plus spectucalaire jamais vu sur un écran, plus intense à tous les niveaux que Ong bak...Et je jure à tous les sceptiques que c'est possible !

La Grande force de the raid est de démarrer pied au plancher, 1h40 au compteur et à peine 10 minutes d'exposition avant d'entrée dans le vif du sujet via une scène particulièrement crue et violente s'achevant à coup de marteau en pleine face...Inutile de trop en dire, pour réserver les surprises qui ne manquent pas dans cet enfer délicieux qui ravira les amateurs d'action non stop et de violence débridée.

Film asiatique à base de gunfights mais surtout de combats à mains nus complètement incroyables d'intensitées et de chorégraphies roboratives, on touche sur ce point le film le plus abouti jamais vu. Hyper impressionnantes dans leurs déroulements ses scènes se voient magnifiées par une intensité et un nervosisme scénaristique bienvenue, car si le film fait fi d'une longue exposition dramatique, l'ambiance oppressante du huis clos qu'est celui de the raid fonctionne immédiatemment. Et c'est tout "l'exploit" de ce film : réussir à instaurer une vraie intensité dramatique avec pourtant très peu de scènes d'exposition.

Le scénario à l'image d'un 30 jours de nuits, n'a d'égal en efficacité que le génie de sa simplicité. Une bourgade d'Alaska qui s'apprête à connaître 30 jours sans levé du soleil se voit envahie par une horde de vampires prête à réduire toutes vies au trépas dans un cas...Dans le cas de the raid ?...Un groupe d'intervention investit un immeuble résidentiel habité en son sommet par le caïd absolu de la ville, mais qui loge à chaques étages de parfaits petits soldats du dit caïd...Mais tout se complique quand les flics se retrouvent encerclés en plein milieu du bâtiment sans moyen de communiquer avec l'extérieur...et avec...une chasse à l'homme ouverte...Simple, efficace, malin, bandant, et à l'arrivée hyper intense et réussi.

Le film réserve quelques surprises...même si l'effet de surprise laisse parfois à désiré...ce qui pour autant ne gâche rien au plaisir de la vision de the raid et renforce même encore un peu plus son aura dramatisante à base de peu d'ingrédients...

Une claque hyper impressionnante, on ressort du film secoué, vanné, mais tellement heureux d'avoir assister à un déluge aussi spectaculaire de scène d'actions quasi incessant...à voir, voir et revoir. ENCORE ET ENCORE !!! à vos lecteurs dvd ou blu ray chers lecteurs !

11 mai 2011

Scream 4, ou la nostalgie amère !

Scream_4Le désastreux Scream 3 avait clôt dans la douleur la sympathique trilogie Scream amorcé en 1997 par le duo Kevin Williamson (scénariste) et Wes Craven (réalisateur). Une saga qui avait relancé l'intérêt des studios Hollywoodiens pour le genre du slasher. Il s'en était suivi une longue série de productions plus ou moins habiles, plus ou moins digestes. Et finalement comme dans les années 80, le phénomène avait viré à l'overdose pour le public qui avait fini par bouder des productions inlassablement répétitives.

L'histoire s'était donc répétée suite au revival screamien, même causes, mêmes effets. Et on pensait en avoir fini avec le neo-slasher, c'était sans compter sur la paire Williamson-Craven qui 10 après la purge que fut scream 3 (c'est par le biais de la saga "régénératrice" que la vague s'était éteinte) remet le couvert avec à la clé l'ambition de proposer une toute nouvelle trilogie !

Et il y a fort à parier pour que les deux hommes réussissent leur pari dans la mesure où le public répond toujours présent et ce même 10 ans après : 37 000 000 de dollars de recettes à ce jour et rien que pour les Etats-Unis, 81 000 000 de part le monde. On est certes bien loin des 173 000 000 dollars de recettes planétaire du premier volet, mais le succès est tel que la firme Dimension sera probablement prête à renouveller l'expérience pour un cinquième opus.  

Maintenant la question est posé. Qu'a dans le ventre Scream 4 ? Et le bilan n'est pas terrible ! Si le jeu de poupées gigognes, via les films, dans le film (trame déjà exploitée dans le deuxième volet) est très astucieusement orchestré, où comment un film d'horreur peut aborder le genre horrifique au sein même de son intrigue, élément qui a fait tout l'intérêt de la saga, et que l'on retrouve encore une fois ici. Car dans l'esprit Scream 4 parvient à coller à l'atmosphère et ce qui avait fait le succès des précédents opus avec un foutu bémol néanmoins ! Ne croyais surtout pas la mensongère mention sur l'affiche ! Scream 4 joue plus que jamais la carte de l'humour et ce au détriment de l'essentiel, tenter de foutre les chocottes à son spectateur. Solution de facilité ? Pas nécessairement, car l'humour est un élément plus complexe qu'il n'y paraît. Mais qu'un film d'horreur qui n'affiche à aucun moment l'intention de mettre sous pression son spectateur, il faut tout de même concéder que c'est assez problématique. Mais malheureusement il ne s'agit pas du seul et principal problème.

Les intentions du duo W-C (williamson et Craven...et j'ai pleinement conscience de ce à quoi ressemble mon abrévation) est de faire passer leur saga à l'âge adulte, réfléchir sur la première trilogie, ses effets, réfléchir sur l'industrie cinématique horrifique en général, sur le phénomène des suites et des remakes en particulier. Et c'est justement là que leur film se prend les pieds dans le tapis. Car scream 4 affiche par conséquent un discours arrogant et indigeste, voir à gerber, sur un ton prétentieux et donneur de leçon, dans une ambiance nombriliste d'auto-émulation nauséabonde, fleurant qui plus est méchamment l'hypocrisie. Pour l'occasion donc, Papy Craven accuse son âge en s'embourbant dans ce bon vieux discours de vieux con qui consiste à dire : c'était mieux avant !

Et Scream 4 de prendre un "malin" plaisir à passer au pilori toute la nouvelle génération de l'horreur en appuyant sur la surenchère de violence et sur l'opportunisme pécunier de la production de remake et de suites, alors même que leur film n'affiche même pas l'ambition de proposer mieux en terme de frissons et d'intérêt que les films dont ils se moquent. 

Car Scream 4 ennuie...énormément. Une fois passé l'amusement de découvrir l'évolution des personnages de Gayle, Dwight et Sidney, la mécanique pépère et balourde du massacre amène le spectateur dans une torpeur inexorable. Pire encore, l'ouverture quoique amusante de scream 4 qui fait se perdre le spectateur dans le jeu du film dans le film dans le film (et merde quand est-ce qu'il commence le vrai film ?) affiche d'emblée la couleur. Là où la précédente trilogie s'ouvrait sur de longues séquences de plusieurs minutes, prenant le temps de mettre le spectateur sous pression (la scène d'ouverture de scream premier du nom reste un modèle d'angoisse et un pur joyau à elle toute seule, ne serait-ce que pour son travail sur la bande-son !). L'ouverture de scream 4, elle est une sorte de pied de nez signifiant d'emblée au spectateur  que ce n'est pas le frisson qu'il faudra attendre de scream 4, juste une lente et soporifique rectification de la plus grande partie de son casting. Et ce sans réel climax ou tension. Et scream 4 de se moquer de la surexploitation des franchises jusqu'à l'aseptisation du propos...Alors même que c'est exactement la situation dans laquelle le film se trouve ! On croit rêver ! La paille et la poutre !!!

Car non content de se complaire dans un complexe de supériorité injustifié, W-C (pour Wes Craven, ça marche aussi !) verse, cerise sur le gâteau dans l'hypocrisie la plus incroyable qui soit ! Lui qui depuis plusieurs années s'évertue à produire des remakes de ces films de jeunesses (la dernière maison sur la gauche, la colline a des yeux) pour empocher le fric et surtout pour faire son beurre en période de disette. Le même Craven qui a fait fortune en ne refusant jamais le moindre chèque de la new line cinema pour l'exploitation (surexploitation ?) du personnage de Freddy Krueger ! Allant même jusqu'à moissonner encore plus de biftons sur la saga Freddy en écrivant et produisant le troisième volet. Voilà donc le même gus en train de jouer les professeurs sur Scream 4 pour nous dire que les remakes et les suites...bah finalement c'est de la merde ! Mais visiblement l'argent "sale" que celà génère est toujours assez propre pour être empocher, pas vrai ? Ou comment Wes Craven illustre d'une nouvelle façon l'expression : "fais ce que je dis, pas ce que je fais". Car avant de commencer à vouloir faire le ménage chez les autres monsieur Craven, il conviendrait peut-être au préalable de balayer devant sa porte, et ce, sous peine de passer pour un fiéffé salopard !

Je terminerai par un tacle sévère à la presse spécialisée, celle-là même qui était montée au créneau à l'époque du premier scream ! Criant sur tous les toits que le film versé dans le second degré et l'humour moqueur ! Ce qui a l'époque était une absurdité ! Par contre aujourd'hui, alors même que le duo Craven-Williamson se fout ouvertement de la gueule du monde, cette même presse spécialisée dans le fantastique et l'horreur ne trouve rien à redire, et au contraire encense ce film égocentrique et narcissique au possible. Messieurs...BRAVO !!! 

    

1 août 2010

Inception

Inception

Un scénario ambitieux et complexe pour un thriller splendide mené par Leonardo Dicaprio et avec C. Nolan aux commandes : le réalisateur de génie de The Dark Night.

Hume établissait une distinction claire entre la sensation et la pensée, Inception fait basculer ce concept : les lois de la physiques sont changées ; il n'y a plus de frontières entre la pensée et la sensation ou plutôt la première engendre la seconde. On le sait : les rêves sont l'univers du possible ; un monde fait d'idées elles même issues du subconscient qui lui même est le reflet de la réalité. Tout comme dans Matrix ce film pose donc la question de savoir ce qu'est la réalité et si celle ci est unité : un film d'action et d'espionnage et de haute technologie pleinement métaphysique en somme. Avec en arrière fond une histoire d'amour : celle de Cobb (Leonardo Di Caprio) et Mall (Marion Cotillard), perdue dans leurs rêves communs d'autrefois. Les idées de la mémoire autrement dit les souvenirs, se distinguent de celles de l'imagination en ce qu'elles sont plus vives, qu'elles nous frappent plus presque autant que les impressions des sens. Bref, par la mémoire, le passé revit pour l'individu dans présent; et donne l'impression que le passé n'est pas enfoui et à jamais perdu. C'est ce qui se passe pour Cobb qui s'est construit un univers de souvenirs, l'univers qu'il habitait autrefois avec l'être aimé.


Le rêve est un thême ultra difficile à traiter au cinéma, Nolan parvient à le traiter avec justesse et brillo en évitant les eceuils. La façon de traiter le thème du rêve est d'ailleurs surprenante : car certes on est dans la science fiction pure, mais plus étonnant on est presque chez Platon avec cette histoire d'idée qui une fois dans l'esprit ne peut s'en déloger.
Il y a quelques scènes transcendantes : comme par exemple le joli rêve parisien partagé de Cobb et Adriadne (Ellen Page, qui s'avère d'ailleurs être une excellente actrice) dans lequel cette dernière remodèle Paris ou encore l'ancien monde de Cobb et Mall qui tombe en ruine.

Car au fond la vraie force du film est de remettre le rêve comme élément porteur d'une conception mystique vue et revue par maintes religion : le rêve est porteur d'une vérité et tout au fond de nos songes se cachent la clé de notre liberté, car tout se passe dans l'esprit .
Le tout est porté par une bande originale signée par le fantastique Hans Zimmer.
Au final on est happés par Inception comme par un rêve palpitant de deux heures et demi.

5 mars 2010

Shutter Island

shutter_island_affiche1   

     Shutter Island c'est avant tout un livre très bon que j'ai lu et dont je craignais l'adaptation ciné. Mais Shutter Island c'est aussi un film de Scorsese ... de Monsieur Scorsese devrais-je dire !

     Grosso merdo l'histoire est assez simple. Teddy Daniels, U.S Marshall, débarque sur l'île de Shutter Island une île prison au large de Boston sur laquelle sont enfermés de dangereux criminels légèrement malades mentaux ! Il débarque donc avec son nouveau coéquipier pour enquêter sur la mystérieuse disparition d'une patiente schizophrène qui a assassiné par noyade ses trois enfants avant de les sécher, de les habiller et de les mettre à table !! Daniels commence son enquête et soupçonne bien vite des actes médicaux étranges dans cet asile prison. Hanté par son passé de soldat ayant vu l'hécatombe du camp de Dachaux et par la mort de sa femme, Daniels commence a douter de tout et de tout le monde. Sauf que ... tout n'est pas si simple !!

     Les apparances sont trompeuses et il ne faut jamais se fier à ce que l'on voit. Telle pourrait être la morale de Shutter Island car tout au long du film l'intrigue n'est qu'un amas de fausses pistes successives qui nous donnent de nombreuses idées sur le pourquoi du comment qui, au final, s'avèrent être toutes fausses !! Même la fin peut se comprendre de différentes façons suivant le regard et la compréhension que chacun porte sur la film. Les indices sont partout, dans les moindres petits détails et pourtant la fin nous troue littéralement le cul !! Même en ayant lu le livre et en connaissant donc la fin, on se laisse perdre parmi les fausses pistes et l'excellent jeu de Léonardo Dicaprio. La musique fait grimper l'angoisse, grincer les dents et fout des noeuds à l'estomac, le jeu des acteurs est excellent avec des pointures telles Mark Rufalo, Ben Kingsley ou Max Von Sydow dans le casting. L'ambiance est au suspens, l'atmosphère pesante a la limite de l'angoisse, l'esthétique sombre, la réalisation nerveuse et éfficace et au final les 2h17 passe a une vitesse éfarrante au point qu'on aurait aimé que le film soit quand même un chouille plus long ! Fidèle au livre cette vision ciné a la réalisation Scorsésienne s'avère être tout simplement un très bon film que l'on prends plaisir a voir. Ou du moins que moi j'ai pris beaucoup de plaisir a voir ! 

En bref : une MERVEILLE a voir et a lire absolument !!!

shutter_island_copy11

shutter_island_2010_16142_192663771

fire_shutter_copy

ghost_shutter

shutter_island_2010_16142_100740475

shutter_island

shutter_island_2009_16142_2145417113

Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>