08 novembre 2008
Dirty sexy money
Casting de luxe : Peter Krause, Donald Sutherland, William Baldwin, Lucy Liu, Seth Gabel, Zoe McLellan...
Dirty sexy money raconte l'épopée haute en couleur de Nick George avocat embauché par les Darling puissante fortune américaine de 35 milliards de dollars. Avec en fil rouge la question de savoir lequel des Darling a tué son père, ancien ami et avocat de la famille (et aussi accessoirement l'amant de Laetitia Darling pendant 40 ans). Pas réellement de Cluedo sur la longueur, Dirty sexy money recherche avant tout l'humour et le portrait au vitriol des puissants de ce monde. Stupide, hautain, superficiel, méprisant (et méprisable et horriblement riche).
Personnage et situation haute en couleur, Patrick "Tripp" Darling le père véritable requin en affaire prêt à toute les manipulations pour obtenir ce qu'il veut. Laetitia Darling épouse infidèle, Patrick Darling homme politique marié avec pour maitresse un transsexuel, Karen Darling la divorcée professionnelle aux trois neurones, Le révérend Brian Darling qui jure comme un chartier, père d'un enfant illégitime avec un coup d'un soir, Juliet Darling actrice ratée, et d'une connerie proprement tétanisante, et enfin Jeremy Darling quétard de service, fainéant patenté qui n'a jamais rien fait de sa vie, et ne sais de toute façon rien faire.
Et Nick George notre pauvre héros, de conjuguer avec les problèmes juridiques de chacun sans plus avoir de temps libre ou si peux...
Dirty sexy money est à conseiller à tous les gauchistes du monde qui trouveront du grain à moudre dans ce portrait impitoyable de la vacuité des milliardaires (Veillez quand même à ne pas détruire votre téléviseur de rage en constatant de plein fouet les inégalités de ce monde)...Mais Dirty sexy money s'adresse également et j'ai même envie de dire SURTOUT, à tous les pauvres blaireaux qui se considèrent comme des nantis avec leurs petites payes de merde et par conséquent votent à droite...Cette série peut vous être foutrement instructive, encore que, de toute façon la connerire est malheureusement incurable. (Je vais encore me faire des amis...YOUPI !)
Dirty sexy money s'apparente d'un peu loin aux romans de Bret Easton Ellis (la satire est beaucoup plus light...). Mélangez avec un zest de trames amoureuses, d'intrigues politico-financière et des rebondissements en pagaille. Dirty sexy money n'est pas une énorme surprise, ni même la série télé de l'année (LE LAUREAT ETANT DE LOIN TRUE BLOOD) mais le charme de la série opère malgré tout et l'ensemble se laisse regarder sans déplaisir. Acteurs tous excellents et bande originale qui déchire...Ne boudons pas notre plaisir.
23 octobre 2008
Quel est la pire série télévisée de TF1 ??????
Quand TF1 se met à produire des séries...Quelle bonheur, quelle joie de zapper...Et une fois zapper d'éteindre sa télé (bah oui vu qu'il n'y a rien de bien !!!
Autrefois on avait droit à Julie Lescaut, Navarro, Comissaire Moulin...Des chefs d'oeuvre pas vrai ? Et bien TF1 a frappé encore plus fort avec entre autre RIS, soeur thérèse.caca euh .com pardon, et Joséphine ange gardien...Quand le lobotomie est en marche !
RIS sous expert de pacotille avec des acteurs tous bidons des scénarios de merde, une mise en scène ...ah ouais y en a une ? ...Mais ça marche et c'est bien ça le pire plus de 8 millions de spectateurs en moyenne devant cet infamie débilisante et fadasse.
Si soeur thérèse.com se paye Dominique Lavanant et Martin Lamotte ce n'est pas pour ça que la série est bien lotie...Si ces deux étaient de bons acteurs ça se saurait...et s'ils étaient des acteurs tout court ça se saurait aussi. Navrant, stupide, drôle oui : mais à son dépend !!!
Joséphine ange gardien dont le niveau de qualité ne dépasse pas la taille de Mimie Mathy autre illustre comédienne que le monde nous envie, et que les ricains cherchent à récupérer depuis des années voyant en elle la seule capable de supplanter Rita Hayworth. Mon dieu, mon dieu, mon dieu, je ne crois pas en Dieu, et très franchement si le paradis c'est rempli d'ange gardien comme elle, y a un paquet de chrétin euh chrétiens qui vont zapper la messe du dimanche. (all apologies pour les bigots planqués derrière leur bible et qui sont les premier à être intolérant) (apologies for the first apologies...)
APPEL AU VOTE : ELISEZ LA SERIE DE TF1 LA PLUS NULLE DE TOUT LES TEMPS !!!!!!
N'HESITEZ PAS A VOTER POUR D'AUTRES, LA LISTE ETAIT TROP LONGUE A FAIRE !
Desperate housewives saison 4 et 5
La série Desperate housewives s'était peu à peu enfermée dans une redondance agaçante exploitant de façon grossière et caricaturale les défauts des héroïnes : Susan de plus en plus cruche, Lynette toujours plus castratrice, Bree et son côté cul béni hypocrite et Gabrielle la superficielle...
Sans parler de réel renouveau, on est bien obligé de constater que la saison 4 a donné un nouvel élan plus que positif à la série préférée des ménagères, élan confirmé avec le début de la saison 5 actuellement en diffusion aux Etats-Unis.
Pour les abonnés de Canal + la saison 4 est déjà connue, et nul n'ignore que la saison 5 s'ouvre sur une ellipse temporel de 5 ans où les changements les plus imprévus surviennent pour sortir les spectateurs de leur douce torpeur...Sans vouloir être méchant (quoique) la saison 3 ressemblée à un bon petit somnifère comparable à Derrick pour la sieste des petits vieux chaque début d'après-midi sur France 3.
Ainsi, redonné de l'intérêt à une série dont le concept s'auto-détruisait de lui-même après deux saison n'était pas chose aisée et néanmoins les scénaristes de la série l'ont fait...via une saison "tronquée" ...grève des scénaristes à Hollywood oblige.
Et le plus curieux est que Desperate housewives n'est pas une exception, la saison 3 de supernatural est elle aussi une tuerie incroyable et le début de la saison 4 devient tout simplement monstrueux (ENORME SURPRISE POUR UNE SERIE QUI NE CESSE DE GAGNER EN QUALITE ET MATURITE !!!). Idem pour la série docteur House qui s'est offert un lifting de choix. Et que penser de la saison 3 elle aussi tronquée de Prison break qui casse néanmoins la baraque....???
Si le temps du flip est passé, et que la grève des scénaristes s'est achevée, il convient de constater que pour une poignée de séries télé la grève des scénaristes a eu un effet inattendu : une cure de jouvence, une qualité et une intelligence d'écriture retrouvées, on en viendrait presque à espérer des grèves à Hollywood plus régulièrement...
08 août 2008
Le choc des séries : Fringe et True Blood
La milieu de la série télévisée met les fans de "genre" en ébulition totale avec trois nouvelles séries à venir lorgnant allégrement vers la SF et le fantastique. Une nouvelle production JJ Abrams (pas une surprise, il les enquille) avec Fringe. La nouvelle série de MONSIEUR Alan Ball (déjà créateur de l'excellente Six feet under) : True Blood, dans laquelle il s'attaque ici à la figure du vampire...Yeah. La troisième série en question, et dont je ne parlerais pas ici (parce que nouvelle série de Joss Whedon le papa de la pute de Buffy ! Et parce que je n'ai pas vu l'épisode pilote : autre très bonne raison !) Dollhouse, dont le pitch reste malgré tout attrayant : Une agence d'espionnage utilise des zombies reprogrammable à merci pour accomplir les missions...L'autre argument de choix de la série tiens en un nom : Eliza Dushku, pas vraiment une grande actrice certes (et loin s'en faut) mais vraie petite bombe sexuelle...hum hum....
Bref un peu de sérieux, et rentrons dans le bref du sujet : True blood et Fringe dynamite chacun à leur façon le petit écran. Les pilotes des deux séries ayant étaient présentés au comic-con festival, je peux vous assurer que c'est de la vraie bombe et qu'une série sur les deux provoque réellement de suite un aspect sévérement addictif : Fringe !
Fringe
Les forces de l'ordre américaine sont en panique totale et pour cause elles doivent enquêtés sur un véritable charnier aérien : tout les êtres humains à bord d'un vol long courrier ont ...fondus ! Littéralement fondus !
Fringe situe son action dans un futur proche où la technologie et la recherche scientifique ont grandemennt évolués. Le pilote de Fringe part sur les chapeaux de roues pour ne jamais ralentir la cadence 1h20 durant, à grand coups de scènes chocs, de rebondissements en tout genre et de situations bien attaqués du bulbe. Production JJ Abrams oblige le pilote annonce la couleur, Fringe sera un véritable foutoir narratif aux extensions narratives incessantes, bordéliques mais foutrement excitantes...la série se la joue menace terroriste à arme biologique et patatra dans les vingt dernières minutes, ça ne sera pas aussi simple ! (Abrams quoi ! Pourquoi faire dans la simplicité ???). Fringe s'annonce aussi complexe que Lost en beaucoup beaucoup plus nerveux. Et sera sans nul doute possible encore bien plus cintré que Alias ! La presse qualifie déjà Fringe de sous X files...Mouais...je préfère pour ma part dire que Fringe c'est X files sous acides, donc forcément mieux ! (je ne vais pas me faire des amis avec une phrase comme ça). Mystère, secrets d'état, complots etc etc, le pilote de Fringe ne donne qu'une envie : voir la suite de toute urgence (le B-A BA pour une série télé). Juste pour la déconne, parce que j'ai envie de faire la vanne, Fringe est l'occasion de revoir Joshua Jackson (oui oui il est toujours vivant). Pour ce qui ne le remette pas, c'est Pacey Witer de la série Dawson, qui quitte ici son image d'adolescent débilo-sentimentalo-traitre de son pote. Il démontre ici qu'il est également capable de jouer le macho arrogant et prétentieux. Comme il était temps !
En résumé : Le pilote de Fringe est efficace, tendu, nerveux, complexe, particulièrement agité jusqu'à la quasi frénésie...VIVEMENT LA SUITE !
Vannes pourries possible pour cette photo :
1) Papa, papa ton fils de pute de rejeton me tire les cheveux !
2) Je vois des électrodes partout...(ambiance sixième sens)
3) Bah merde alors je viens de voir Pacey Witer...Dingue ! Me suis caressé l'entrejambe devant tous les épisodes de Dawson...De le voir en vrai...Alala ça me fait jouir
4)...Bah si vous en avez une allez-y !!!
True Blood
Dans un registre totalement différent, à mille lieues de Fringe, on trouve True Blood. Nouvelle série de Alan Ball à qui l'on doit déjà la puissante et psychologique série six feet under (comment vivre et mené sa vie quand son quotidien est hanté par la mort ?). Alan Ball ne change pas de méthode, ce qui l'intéresse avec True blood (aux vues en tout cas de l'épisode pilote), c'est encore et toujours les personnages et leurs relations. La série se base sur les nouvelles de Charlaine Harris (pour ceux qui connaissent parce que moi perso, jamais entendu parler avant ça).
La principale qualité de True Blood est de proposer quelque chose de vraiment novateur sur la vieille figure du vampire. True blood se situe dans une époque contemporaine à la notre sauf que...les vampires ont fait leur "coming-out", s'envoient des canettes de True blood (sang synthétique au même vertu nutritive que le sang humain). Le sang de vampire est également lui aussi très prisé, mais des humains cette fois. Le "V blood" est la nouvelle drogue à la mode capable de garantir des parties de sexe torride.
A propos de sexe justement, True blood dans son pilote n'y va pas avec le dos de la cuillère, fleurant bon la perversion...sympathiquement très dérangeante et malsaine !
Dans un style radicalement opposé à celui de Fringe, True blood ne cherche en rien le punch narratif. Le pilote prend son temps et joue d'une atmosphère électrique en racontant les relations du personnage principal, la jeune Sookie serveuse de bar (interprétée par Anna Paquin...bah non y en a deux...HA HA HA) et de Bill le vampire ténébreux (normal pour un vampire). Le pilote reste d'ailleurs axés sur ces deux personnages et leurs étranges rapports, les autres éléments du pilote servant essentiellement à campé la situation et les personnages secondaires. C'est Sookie qui sauve la peau du vampire et pas l'inverse ! Tiens tiens. Première surprise d'une longue série puisque True blood a bien pour intentions de jouer sur le renversement et de montrer que les méchants ne sont pas forcément ceux auquels on s'attend. (à ce titre le petit bout d'interview télé dans la boutique, lors de la séquence d'ouverture de la série est tout sauf anodin !). Le pilote de True blood semble donné le ton et les intentions de son auteur, bien qu'il ne fasse en rien une avancée notable dans la narration et les péripéties. True blood au vu du potentiel narratif à tout pour devenir une petite bombe atomique télévisuelle, ne reste plus qu'à espérer une montée en puissance crescendo. Mais faisons confiance à Alan Ball sur ce point !
D'un côté une série survoltée et déjantée avec Frings, de l'autre une narration toute en finesse et atmosphérique avec True blood. D'un côté comme de l'autre, les séries possèdent le potentiel de véritable petit chef d'oeuvre. Et les attentes sont très différentes : Fringe devra confirmé son cocktail d'action et de SF barré le tout sur un ton survolté...gare à la baisse de régime ou l'implosion. De l'autre True blood devra faire ses preuves sur une montée en puissance narrative et addictive (parce que si certes le postulat de départ est extrêmement sympathique et intéressant...un humain et un vampire qui flirte ça va pas trop pisser loin non plus)...Une seule conclusion dans les deux cas : la suite, la suite, la suite !!!!
21 juillet 2008
Analyse du générique de Nip/tuck
Parce qu'on peut tout analyser, pour peu que l'envie soit là. Et parce qu'un générique est un enjeu majeur pour une série télé. Le générique doit être accrocheur, doit refléter l'esprit ou les trames narratives de la série, doit trouver les images prompt à pénétrer notre esprit et y rester. Ses enjeux sont d'autant plus importants de nos jours au vue du grande nombre de séries télé qui émergent, la bataille est rude, il faut se faire une place, et si possible une place de choix.
Le générique de Nip/tuck...pourquoi celui-là ? Parce qu'il restitue parfaitement la série dans un condensé de 40 secondes.
Sur la chanson perfect lie, extrêmement bien senti pour cette bande-son de générique. Perfect lie parle sans jamais en prononcer le nom...de chirurgie esthétique. "Make me beautiful" après une introduction sur des bruits de ciseaux...Y a pas de doute ! Perfect lie, le parfait mensonge de la chirurgie esthétique. Le culte de l'apparence et de la normalisation. Ce n'est en rien à hasard si les mannequins de vitrines se multiplient dans le générique. Dans la société d'aujourd'hui ils sont semblable à des modèles. A tel point qu'une autre chanson aurait pu aisément servir ce générique new model n°15 de Marilyn Manson ("I'm a new, I'm a new, I'm new new model !"). Mais dans le même temps c'est modèle ne sont rien, rien qu'une norme standard, un produit quelconque semblable à tous les autres de sa "race" : c'est l'image de plusieurs mannequins dans des cartons de livraison. Etre du même moule, standardisation de l'humain via l'apparence. L'apparence en guise de valeur humaine. Ce qui équivaut bien entendu à du déshumanisation.
Par cet aspect, le générique de Nip/tuck fait la part belle au ton cynique et critique (pour ne pas dire nihiliste) de la série. Les héros de Nip/tick :Christian Troy et Sean McNamara, ne sont finalement que des diables au pays des moutons suiveurs. Des trafiquants de chair, bien heureux d'exploiter la faiblesse humaine.
Le générique de Nip/tuck restitue en outre l'humour de la série. Humour strident le plus souvent, rendu dans ce générique par un renversement du mythe de Frankenstein. La laideur de la créature du docteur, assemblage de morceaux de cadavres en putréfaction qui revient à la vie, et regarde de son regard mort. Frankenstein c'est le regard de la mort dans lequel nous plongeons. Dans Nip/tuck, c'est des mannequins de plastique à l'apparence parfaite qui sont animés, "chairisé". Les dernières images sont éloquentes avec le morphing d'un mannequin prenant une couleur chair. L'autre élément primordial, c'est cet autre mannequin ouvrant les yeux, en venant à la vie. Et si dans le cas de Frankenstein c'est la mort qui nous regarde, ici c'est le rien qui nous contemple. La cervelle vide !...critique exarcerbé là encore des patients et patientes de chirurgiens esthétiques, mais qui trouvent ici une voie vers l'humour vachard et iconoclaste.
Nip/tuck est l'un des plus beaux génériques de séries télé qui soit.
Qui pour remplacer Grissom ???
C'est officiel William Petersen se fait la malle. Après tant d'années de bons et loyaux services à la tête de la police scientifique de Las Vegas dans la série Les experts...il en a marre et ça se comprend.
Qui pour le remplacer ? Voilà la grande petite question (sérieux il serait grand tant qu'ils arrêtent cette série d'une redondance alarmante !!!).
Le profil idéal pour le candidat ? Etre une ancienne grande star, aujourd'hui has been et avoir fait ses preuves dans au moins un chef d'oeuvre ! Exactement le profil qu'avait Petersen immense dans le sixième sens de Michael Mann et cantonné avant le rôle de Gil Grissom a des téléfilms. En réalité c'est le profil type de l'acteur de série, qui n'a pas débuté dans une série (Kiefer Sutherland, Geena Davis, Pam Grier etc...) la série télé c'est l'école de la rescousse !
Dans les petits papiers des producteurs de la série trois hommes : Kurt Russel (en has been il est parfaitement viable !), Liev Schreiber (vu dans quatre épisodes où il faisait déjà l'intérimaire en l'absence de Grissom) et plus surprenant mais pour le moins excitant : John Malkovich !!!!!!!! L'homme qui peut tout jouer. Un peu en retrait mais néanmoins "éligible" Laurence Fishburne (le Morpheus de Matrix).
Des rumeurs circulent à propos de Dustin Hoffman, Jack Nicholson, Christian Slater et plusieurs autres mais ne sont pas viable un seul instant ! Christian Slater est de toute façon sur le point de se lancer dans une autre série télé.
Reste donc le quarté Schreiber, Malkovich, Fishburne, Russel...Il y a fort à parier que le remplaçant de Grissom soit parmis ces quatres là. Certaines rumeurs prétendent que Malkovich serait très proche des producteurs, et dans leurs petits papiers...Reste à voir !
16 juin 2008
Supernatural...l'étendu d'un désastre ???
Ils sont jeunes, ils sont beau, Ils roulent dans une super caisse, sillonent les Etats-Unis pour combattre le mal et tout ça sans avoir un vrai job (mais bordel de Dieu où est-ce qu'ils ont leurs thunes ?)
Public ciblé : adolescent. Résultats on navigue comme il se doit dans un bad trip rempli de répliques cool, et même avant ou après avoir frôlé la mort. AGACANT ! (en même temps produit par McG,fastlane autre série très moyenne, fallait pas s'attendre à grand chose !)
En une quarantaine de minutes on torche tant bien que mal une intrigue bidon, jamais original, dont on connait l'issue dès les premières minutes de l'épisode. Supernatural ne cherche en rien à sortir des sentiers battus et rebattus et se complait dans une facilité narrative navrante. Avec des "acteurs" disons le franchement nul de chez nul. Mention spécial à Jensen Ackles déjà vu dans Smallville (le mec se construit un CV béton à faire pâlir Chuck Norris, blémir Steven Seagal et pousser au suicide tous les acteurs et actrices de film X)
Le bordel avec le père des apprentis Van Helsing ne rime en rien, devient d'une redondance soporifique. "Papa nous a envoyé des coordonnées, vite, vite allons sur place le retrouver...ah bah merde il est pas là !"...
ET POURTANT...
Supernatural ne casse pas et ne cassera jamais trois pattes à canard bien évidemment. Mais la série possède le charme des vieilles légendes dont elle s'empare (le Wendigo, Bloody Mary, la dame blanche, récupère l'épouvantail comme figure d'épouvante, un asile hanté etc etc). Supernatural c'est un peu comme une veillé de camping autour du feu quand on se raconte de vieilles histoires d'effroi ou des légendes urbaines. En touchant aux mythes anciens qui nous font trembler, Supernatural malgré tous ses défauts parvient à gagner en capital sympathie (un capital sympathie bien fragile néanmoins. Soit dit en passant). Certains épisodes sont même d'assez bonne facture. Emballé avec l'efficacité de l'artisanat et le respect de remplir le cahier des charges.
Supernatural est une série qui souffle le chaud et le froid. Détestabe et agréable tour à tour. Voilà une série joyeusement insaisissable et pour la moins singulière.
31 mai 2008
Engrenages saison 2
On prend les même et on recommence. Le procureur Clément, le juge Roban, le capitaine Berthaud, l'avocate Joséphine Karlson.
Pour les novices Engrenages est la meilleure série télé française et de très loin. La seule que notre chère contrée est foutue d'exportée à l'étranger.
Pour les connaisseurs, oubliez Benoit Faye et le ministre pourri jusqu'à l'os. Engrenages saison 2 prend cette fois ci pour fil rouge un trafic de drogues et son démantèlement. On retrouve encore une fois des enquêtes annexes à cette trame narrative principal comme ce fut le cas lors de la saison 1. Le scénario et la mise en scène joue la carte du réalisme brut de décoffrage, pas de changement donc, dans ce qui faisait le principal atout de la série. Cadavre brûlé dans un coffre de voiture. Corps décédé depuis des semaines et bouffés par les vers etc...Engrenages vire avec parcimonie au gore cra cra qui tâche (je ne m'en plains nullement).
Un petit regret néanmoins : exit Benoît Faye, le conseiller du ministre pédophile, et l'avocat alcoolique injustement radié du barreau. Cette saison 2 les fait complètement disparaître au même titre que le cadavre qui clos la saison 1. Bizarre, bizarre.
Passé cette étrangeté de ne pas continuer ce qui était amorcé en fin de première saison, Ces huit nouveaux épisodes sont des bombes implacables, et la courte durée de la saison frustre un tantinet, encore une fois ! Immersive, efficace, servie par un casting excellent, suspense et rebondissements parfaitement maîtrisés. Engrenages est toujours aussi bon à voir, avec l'assurance de ne pouvoir en sortir le nez qu'au terme du dernier épisode. La BBC ne s'y est vraiment pas trompé. Cette série prouve que le genre policier hardcore et rentre dedans n'est pas que l'apanage des américains. Et plus fort encore, qu'il n'est pas forcément besoin de le faire à la recette américaine...Espérons que Engrenages fera école, ce ne serait que justice.
27 avril 2008
La fiction télé française : La commune et Les oubliées
La série télé française de qualité est inexistante ? Cette interrogation légitime et longtemps fondée est a nuancée sérieusement depuis quelques temps. Si la série Engrenages était déjà passée comme un ouragan sur ce sempiternel aveux d'impuissance de la télévision française, c'est au tour de Les oubliées et de La commune d'éclater en morceaux la vieille rengaine d'antan.
Commençons avec Les Oubliées, série en 6 épisodes (il se murmure une saison 2 remettant en scène le flic Janvier campé par Jacques Gamblin incroyable de magnétisme). Un enquêteur de la gendarmerie obsédé par les disparitions en série de jeunes femmes sombre dans l'obsession profonde pour retrouver le coupable de ses enlèvements. Mise en scène soignée, esthétique glaçante, suspense rondement mené malgré quelque cordes trop usées, et Jacques Gamblin incroyable (comme toujours) qui porte sur ses épaules avec brio cette série surprenante, déconcertante pour beaucoup. Car effectivement la conclusion de Les oubliées n'est pas ce que l'on pouvait attendre. Mais cette série a eu l'intelligence de ne pas céder aux effets gratuits et éculés d'une dramatisation épilogique lassante. Les fans de polar risque donc de tirer la tronche, mais le sujet des oubliées est moins l'enquête en elle même que l'obsession qu'elle suscite chez le flic Janvier, à cet égard Les oubliées rempli le cahier des charges parfaitement en offrant une partition en or à l'acteur de cinéma, cerise sur le gateau les dernières séquences du dernier épisode flirte allégrement avec le registre fantastique...tout bonnard pour les adeptes !
L'autre claque et non des moindres ! La commune. Cette première saison de huit épisodes cloue le spectateur par un ton dur, âpre, violent, cynique, défaitiste. En clair tout ce que la télé ne nous vend pas hormis au JT de 20 heures. La commune s'intéresse au problème des banlieues. La commune est une banlieue imaginaire...forcément (vu le sujet particulièrement sensible...valait mieux !).
Ecrite par le scénariste français le mieux payé (et qui mérite son salaire largement !), c'est bel et bien sur le plan de la construction et du scénario que la série tient son intérêt premier...ajouté à ça un casting parfait...et une mise en scène réaliste des plus peturbantes...et vous obtenez ? Une bombe qui vous pète tout droit à la gueule. La série évidémment ne verse pas dans le manichéisme de bas étage, à la commune on ne né pas salaud, on le devient...et bien évidemment il n'y a pas que des salauds. Les trames narratives s'enchainent : un maire soucieux de déloger les familles à problèmes (un UMPiste de base quoi !), un taulard converti à la religion musulmane qui brigue ni plus ni moins la place d'Imam de la banlieue et sera prêt à tout pour la conquérir, un dealer au buisness contrarié, des camés, des petites frappes, un médecin alcoolique impuissant à régler les problèmes. Et un narrateur : le comique Tomer Sisley bien loin de son registre qui signe une performance des plus convaincantes et des plus intéressantes...et comme il le dit lui même "il existe une solution pour vivre à la commune. C'est de bien se dire une chose. Le seul jour facile à la commune...s'était hier ! A voir absolument.
26 avril 2008
30 Rock
Tina Fey comique américaine a eu longtemps le projet de créer une sitcom sur les coulisses de la télévision. C'est désormais chose faite avec la série 30 Rock (adresse des studios de la chaine NBC : 30 Rockfeller Plaza, chaine qui produit la sitcom mais aussi lieu de l'action).
Tina Fey s'octroie le rôle de réalisatrice du girly show (fiction dans la fiction) qui voit sa routine mis à mal par son nouveau patron expert des fours à triples chaleur de cuisson (Alec Baldwin génial !). Gravite autour de ses deux personnages : un acteur de ciné débile et mégalo, une équipe de scénariste plus geek tu meurs, une assistante super hot, un réceptionniste attardé mental et j'en passe !
Succès énorme aux Etats-Unis (un emmy award, et Tina Fey qui a conquis une place de choix : humoriste féminine la plus drôle), 30 Rock ne mérite pas forcément un tel succès retentissant mais reste à coup sûr un petit programme des plus divertissant et agréable. L'humour ne fait pas toujours mouche, mais les personnages incarnation vivante des pires clichés qui soient parvient à faire naitre une sympathie indéniable pour cette sitcom.
Si Tina Fey et Alec Baldwin s'en sortent haut la main, le reste du casting laisse quelque peu à désirer. Ce succès surprise est effectivement une vraie surprise : Pourquoi diable les américains aiment autant 30 Rock ??? A vrai dire le mystère reste entier, nombres de sitcoms s'étant montrées autrement plus hilarante (on pense bien sûr au 70's show, Will and Grace et Mon oncle Joe).
Loin de vouloir villipander 30 Rock, vu de l'autre côté de l'Atlantique, difficile d'y voir qu'un petit truc sympa mais sans plus, pas de quoi casser trois pattes à un canard...










