le petit blog du grand écran

Critique de films, analyse, clips (my chemical romance, the dresden dolls, The killers...), court-métrages, ce blog fait aussi la part belle au meilleur de la télévision en ce moment : les séries (Dr house, 24h chrono, Dexter, Desperate housewives, The los

23 novembre 2008

L'analyste de John Katzenbach

l_analysteBonne petite surprise que ce thriller indéboulonnable, intense et virtuose. John Katzenbach n'est pas un manchot et parvient à livrer 650 pages impossible à lâcher et passionantes (ce que Stephen King ne parvient plus à faire depuis belle lurette !)

Le docteur Frederick Starks psychanalyste de métier reçoit le jour de ses 53 ans une lettre mystérieuse écrit par un mystérieux Rumpelstiltskin (on passe tout le roman à buter sur ce nom bizarre, donc ne vous inquiéter si vous n'arriver pas à le lire !). Ce mystérieux anonyme lance un jeu mortel à l'analyste, celui-ci à deux semaines pour identifier rumpeltiltskin et les raisons de sa colère...ou bien...chacun des membres de la famille de Starks seront tués et ce jusqu'à ce que celui-ci se donne la mort.

Postulat de départ super excitant, que Katzenbach maîtrise d'un bout à l'autre du roman avec moults surprises et retournement de situations. Le livre démarre pied au plancher pour ne plus jamais ralentir, aucun temps mort dans ce jeu machiavélique et tordu. Intrigue superbement ficelé et addictive allié à un talent d'écriture et de mystification certain. Personnages finement dévellopés et fascinant. L'analyste à le mérite absolu de ne jamais cesser de se renouveller (impossible de prédire les événements 30 pages plus loin). Sans esbrouffe outrancière, sans clichés ou autre raccourci navrant et caricaturaux. L'analyste fait souffler un vent de surprise dans le milieux fagocyté (le trash inutile de plus en plus monnaie courante) du récit à suspense et se situe dans le haut du panier des thrillers écrit ses dix dernières années...Pas pour rien que peut être que l'ouvrage a reçu le grand prix de la littérature policière... Allez ZOU A LA FNAC !!!

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31 août 2008

Pig Island...Mo Hayder en petite forme.

pig_islandAprès une entrée fracassante dans le petit monde du thriller dur et glacial (Birdman tout simplement énorme !!!), Mo Hayder était parvenue à confirmer son essai gagnant en démontrant avec force et fracas qu'elle n'était pas l'auteur d'une seule oeuvre (L'homme du soir et surtout Tokyo).

Pig Island est à ce jour le plus gros raté de la romancière, on peine ici à retrouver son univers macabre, propre à glacer le sang en quelques lignes. Pas grand chose à se mettre sous la dent dans cette histoire où un journaliste d'investigation est aux prises avec le gourou cintré d'une secte.

Personnages d'une platitude navrante (un comble quand on repense au personnage de John Caffery dans Birdman et L'homme du soir !). Récit quelque peu molasson qui tente vainement le mystère et les rebondissements à tout va. Vainement parce qu'un lecteur avec toutes ses synapses en activité parvient dès le milieu du roman à connaître le fin mot de l'histoire...Pour la surprise qu'est censé être le dénouement de Pig island, faudra repasser !

On survole donc l'ensemble du livre sans jamais s'y impliqué vraiment, et même contrarié par le manque d'audace et d'imagination de Hayder. Les incohérences s'accumulent de façon très gênante, dans une histoire formatée et sans saveur à mille lieues des claques salvatrices qui avaient fait la renommée de l'auteur. Pig island est pétard mouillé, certes, mais il s'excuse.

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07 juin 2008

Les projets de Maxime Chattam

S5031952Jeune écrivain de 32 ans, déjà auteur de 8 romans (Le 5ème règne, L'âme du mal, In Tenebris, Maléfices, Le sang du temps, Les arcanes du chaos, les prédateurs, La théorie Gaïa). Maxime Chattam ne va pas s'arrêter en si bon chemin évidemment (et heureusement).

Dans son intervention à la Fnac de Lille le Vendredi 6 Juin, l'écrivain a confié aux quelques personnes présentes l'achèvement d'un premier tome (il prévoit dans l'immédiat là encore une trilogie...mais peut-être plus). Autremonde reprendra des thèmes abordés dans la théorie Gaïa, mais ici c'est la terre elle-même qui cherche à se débarasser des microbes qui la fait souffrir : les hommes !

Autre projet en route, Maxime Chattam répondra à la disparition du mari de Annabelle (l'héroïne de In tenebris et Maléfices). L'histoire se déroulera à Brooklyn et l'ambiance sera au sexe et la pornographie. Maxime Chattam ayant promis de ne pas y aller avec le dos de la cuillère (comme à son habitude) sur ses thèmes sulfureux.

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18 mai 2008

Coldheart canyon de Clive Barker

coldheart_Canyon"Considérer Clive Barker comme "un écrivain de littérature fantastique" serait comme dire des Beatles qu'ils sont un groupe "garage". C'est un artiste dans tous les sens du terme, en perpétuel état de créativité et qui repousse constamment les territoires les plus reculés de l'esprit humain. Il est sans nul doute le grand "imagineur" (terme par lequel se définit lui même l'artiste : note de Fanboy) de notre temps. Il ne connait pas seulement nos peurs les plus formidables, il dépeint aussi ce qui nous enchante, nous excite et ce qu'il y a de plus sacré dans ce monde. Obsédant, bizarre, magnifiques, tels sont les mots qui décrivent le mieux le travail de Clive Barker, fautes de nouveaux qualificatifs plus appropriés, qu'il nous reste à inventer."

Quentin Tarantino

"J'ai vu le futur de l'horreur et son nom est Clive Barker"

Stephen King

"Je pense que Clive Barker est l'auteur le plus important à apparaître dans le domaine du fantastique depuis Peter Straub. Il est le premier d'entre nous à écrire en Technicolor-le premier qui réussit à transcrire l'horreur viscérale des films d'horreur de façon littérairement convaincante.[...] Je ne pensais vraiment pas que la littérature d'horreur puisse encore me déranger si profondément, mais ses livres m'ont prouvés que je me trompais."

Ramsey Campbell dans une lettre envoyé au futur éditeur des livres de sang de Clive Barker. (Barker ayant envoyé à Campbell certains de ses écrits).

Une pluie d'éloge entièrement mérité pour Clive Barker. Artiste complet : metteur en scène de théâtre (avec la troupe Dog company, c'est dans cette troupe que Barker rencontra Doug Bradley futur Pinhead cinématographique de Hellraiser, la plus grande réussite filmique de Barker), écrivain, cinéaste, peintre, scénariste de BD, sculpteur. Clive Barker a touché à tout et même au média vidéo-ludique en collaborant étroitement à un jeu vidéo inspiré de ses travaux. Admirateur invétéré de Jean Cocteau, qu'il considère comme son maître et son grand modèle.

Coldheart Canyon est le dernier écrit en date de l'auteur, véritable chef d'oeuvre immersif, dans lequel Clive Barker règle ses comptes avec l'industrie cinématographique. Déçu par les navets que sont Rawhead rex et Transmutations : deux bafouages éhontés adaptés de ses écrits. Furibond en raison du sabordage de son film Cabal par ses producteurs. Clive Barker Réalisera un troisième et dernier film Le maître des illusions, qui se voit amputé de vingt minutes par les producteurs. Exaspéré, Barker a juré ses grands dieux de ne plus jamais tourner pour le cinéma. En guise d'exemple de la plume revancharde et corrosive de Barker sur l'industrie hollywoodienne : "la cérémonie des oscars : la soirée, le spectacle, lorsque des milliards de persones à travers le monde braquaient leurs regards sur Tinseltown (terme péjoratif pour désigné hollywood traduisible par cité du clinquant) et que Tinseltown exécutait une pirouette et une révérence en faisant croire qu'elle était une dame et non pas une pute à cinq dollars"...voilà qui à le mérite d'être clair !

Coldheart canyon, dès le départ devait être une satire ultra virulente de Hollywood, mais Barker ne prévoyait absolument pas l'ampleur qu'allait prendre son histoire. Initialement prévu comme une courte nouvelle, à l'arrivée Coldheart canyon est un pavé de plus de 700 pages qui se dévore d'un bout à l'autre. 

L'histoire est celle de Todd Picket idole hollywoodienne vieillissante, ne rencontrant plus le même succès qu'au début de sa carrière, sent la menace de nouveaux talents plus jeunes que lui. En conséquence, il opte pour de la chirurgie esthétique. Le résultat est un désastre et le voilà contraint de se réfugié à Coldheart canyon, immense bâtisse perdue en retrait de Hollywood. Cette bâtisse appartenait autrefois à Katia Lupi, gloire du cinéma muet américain. Les rumeurs veulent que le Coldheart canyon fut un lieu de débauche particulièrement prisé par le gotta de cette époque. Et Todd horrifié va découvrir que la vérité est encore bien pire que les rumeurs.

Effrayant, enivrant, violent, sexuel, excitant...Coldheart canyon est un roman d'horreur baroque excellent, le plus grand livre écrit par Barker de toute sa carrière d'écrivain. Un livre enterrant à six pieds sous terre le meilleur des romans de Stephen King.

Si vous êtes un fan de films d'horreur, et d'histoires horrifiques en général, Coldheart canyon est un passage obligé, à livre à lire absolument, n'attendait pas une adaptation cinématographique, elle ne verra jamais le jour tant le contenu du livre est sulfureux et extrême. LE ROMAN D'HORREUR LE PLUS GENIAL QUE J'AI LU...aux éditions J'ai lu 9€40

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11 juillet 2007

Mo Hayder, la nouvelle reine du polar macabre

HayderExit les tocards de Harlan Coben, les Ken Follet ou autre Robin Cook, Mo Hayder c'est du lourd et du sérieux. Attirée par le glauque et le macabre, ses histoires sont toujours pleines de violences brutales, d'oppressions intolérables, usant toujours d'une écriture relativement sobre, elle parvient comme aucun ou aucune autre à instauré des atmosphères froides et pesantes, invitant plutôt le lecteur et son imagination plutôt que de le laisser sombrer dans le voyeurisme primaire.

Avec son premier roman Birdman, salué comme le plus digne héritier de Dragon rouge, elle nous raconte l'histoire de John Caffery nouvel inspecteur du SRES en angleterre qui mène l'enquête contre un tueur en série nécrophile dont la signature est la mise en place d'un oiseau dans les cages thoraciques de ses victimes, frissons, suspense et surtout surprises sont au rendez-vous. Une autre trame se développe dans ce roman avec Caffery surveillant de près son voisin Penderecki qu'il soupcçonne d'être le pédophile responsable de la disparition de son frère quand il n'avait que 8 ans.

La suite de sa carrière se fait avec l'homme du soir dont je ne peut nullement vous parlez, tout simplement parce que je ne l'ai pas encore lu. A suivi Tokyo roman glaciale et inquiétant où son Héroïne Grey débarque à Tokyo sans un sous, elle est à la recherche d'un mystérieux film unique témoignage des atrocités commis par les Japonais à Nankin en 1937, le seul à pouvoir l'aider, un survivant du massacre refuse de le faire, et en travaillant pour hôtesse dans un club de luxe, Grey rencontre un étrange vieillard en fauteuil roulant qui devrait sa longévité à un mystérieux élixir... En mélangeant habilement la trame historique à son récit fictionnel Mo Hayder parvint à tirer une force incroyable de cette histoire prompt à vous glacer le sang dans des passages digne des plus grands auteurs de polar. Cet ouvrage à reçu le prix SNCF du polar (bah ouais ça existe bande d'ignare lol !) ainsi que le prix des lectrices ELLE.

Son dernier roman en date, pas encore édité en poche car tout nouveau dans les librairies s'intitule Pig Island et trouve ses origines dans une mystérieuse secte.

Une petite citation pour finir d'un auteur qui se sent et se sait battu : Harlan Coben : "Tokyo est un roman formidable, un livre envoûtant, lyrique, troublant, essentiel, chargé de suspense, beau et mgnifiquement écrit. Vous allez l'adorer et ne serez pas près d'oublier l'expérience qu'il vous fera vivre."

Et ouais Harlan difficile de faire autant de louanges de tes blocs de papier toilette sans grande saveur que tu nous sers !

Hayder_birdman_P      Tokyo_Mo_Hayder L_homme_du_soir_Mo_Hayder

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04 juillet 2007

Glamorama de Bret Easton Ellis

glamoramaCa commence avec 150 pages d'une méchanceté achevée, l'auteur nous conviant encore une fois comme à son habitude à nous pencher sur le quotidien de personnages superficiels et idiots, ici le héros est Victor Ward (celui de Les lois de l'attraction) mannequin-acteur débilos et prétentieux chargé d'orchestré la soirée d'inauguration d'une boîte de nuit. Il a une petite amie, et une maitresse, maitresse qui n'est autre que la petite amie de son employeur, joyeux bordel tout ça.

Le style Ellis est toujours là, plus corrosif que jamais, maniant un humour comme il en a le secret, réussissant à renverser n'importe quelle situation tendue vers l'humour méchant.

Et puis le roman bascule, Victor est envoyé en Europe à la recherche d'une people, ancienne camarade de fac, et tout devient menaçant, en cotoyant des personnages dangereux il se retrouve à assister aux tournages de snuff movies. Dès lors Glamorama devient extrêmement violent et puise sa force de sa construction feuilletonnesque, occasion pour l'écrivain de passer dans le moralisme, et de critiquer une société où tout ne devient que réel à partir du moment où les choses sont montrées et filmées. Roman difficile, dur, violent, Glamorama est un livre ambitieux, thématiquement aussi riche que American Psycho mais avec en plus un talent d'écriture hors norme, bien plus aboutit encore que pour l'histoire de Pat Bateman...Glamorama c'est bien simple et le meilleur roman de Bret Easton Ellis, et se situe comme un indispensable. Quand on sait que Ellis est peut être le meilleur écrivain de notre époque...Avez-vous une bonne raison de ne pas lire son meilleur roman ???

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09 juin 2007

Acide sulfurique d'Amélie Nothomb

acide_sulfuriqueOn va y aller franchement pour annoncer la couleur : Amélie Nothomb m'ennuie profondémment. Et pourtant c'est toujours plein de bonne volonté que je vais lire ses livres, tout le monde trouve ça tellement génial etc etc et gna gna gna et gna gna gna !

Incapable de développer un récit, on a toujours droit à une bouillie informe d'histoire, vite fait mal torché, le tout dans un style pour le moins soporifique, qui veut en plus se donner des airs stylisés là où il n'y a rien de rien. 

Acide sulfurique donc, dernière bouillie en date de l'auteur, part sur une idée extrême et pour une fois intéressante : une émission de télé-réalité où le spectacle est la mort des candidats, que pour l'occasion on enferment dans un simulacre de camp de concentration façon seconde guerre mondiale, avec des prisonniers raflés sur les trottoirs, et des gardes sélectionnés sur le volet par la production. Et là où tout le monde attend le thème de la télé réalité perverse devenir le centre absolu de l'histoire, Nothomb nous emmerde dans un style sans punch et mou comme du chewing-gum à nous relater les conditions de vie au sein du camp. Ce qui au vu du sujet n'était absolument pas la chose à faire, et pas dans une écriture aussi molassone. Acide sulfurique à le mérite d'abréger les souffrances de ses protagonistes mais SURTOUT de ses lecteurs en quelque 200 pages environ. OUF !, n'en jetez plus la fosse sceptique est pleine. C'est aussi insupportble que 10 minutes de l'île de la tentation. 

Manque de chance pour la littérature française, Nothomb se désigne comme dépendante à l'écriture, et plutôt que d'entreposer ça dans les cartons de son grenier elle préfère en faire profiter tout le monde ! Et puisqu'on vous dit que c'est tellement génial etc etc et gna gna gan et gna gna gna !

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29 avril 2007

Howard Philip Lovecraft : le maître de Providence

Howard_Phillips_LovecraftHoward Philip Lovecraft est né le 20 août 1890 à Providence en Nouvelle-Angleterre (Etats-Unis). Son père voyageur de commerce est interné en asile psychiatrique où il y finira sa vie. Sa mère quand à elle atteinte de syphilis qui lui cause des troubles mentaux confie l'éducation de son fils à la poétesse Louise Imogen Guiney. Le jeune garçon est un élève studieux à la santé fragile. C'est dès l'âge de treize ans qu'il commence à écrire des poèmes dans la lignée d'Edgar Alan Poe (dont il considéra l'oeuvre comme un modèle durant toute sa vie). Il se passionne aussi très tôt pour les phénomènes astrologiques. Sa santé défaillante l'oblige à arrêté ses études avant d'entrer à l'université mais il adhère à un groupe de journalistes amateurs avec qui il entretient une importante correspondance. En 1923, est publié pour la première fois une de ses nouvelles : Dagon, dans le magazine Weird Tales. En 1929 il divorce après un calamiteux mariage. De retour à Providence il vit reclus, entourés de ses chats, et écrit la nuit ses plus grandes oeuvres. N'ayant jamais rencontré le succès de son vivant, il doit travailler pour gagner sa vie : nègre pour Houdini, veilleur de nuit dans un cinéma. Rongé par un cancer de l'intestin, il est hospitalisé et meurt le 15 Mars 1937 à l'âge de quarante sept ans.

Après sa mort, son ami Auguste Delerth s'attache à faire connaître son oeuvre. Lovecraft un créer un univers mythologique, fait de mystère et d'épouvante. Dans son univers, la race humaine fut créer il y a bien longtemps par les grands anciens, divinités maléfiques asservissant l'espèce humaine. Mais venant du cosmos les grands aînés ont livrés le combat et en sont ressortis vainqueurs, reléguant les divinités du mal (Cthulhu, Yog-Sototh, Nyarlathotep...) dans des dimensions parallèles desquels chacun rêve de s'enfuir pour redominer le monde à nouveau et assujetir les hommes qui ne sont pour eux que des pantins. Ainsi chez Lovecraft se multiplient les fanatiques religieux adorateurs de divinités impies n'hésitant pas à pratiquer le sacrifice humain au nom de la toute puissance du mal.

Durant toute son oeuvre, Lovecraft s'est attaché au thème de la peur des horreurs indicibles, à celui de la folie et de l'exclusion. A mi-chemin entre la science-fiction, le fantastique et l'horreur, son oeuvre est rendu parfaitement tangible par une mythologie méticuleusement développé, recourant souvent aux mystères de la science pour rendre l'ensemble plausible. Toutes ses nouvelles prennent la plupart du temps la forme d'un récit du personnage principal, témoin d'une horreur indescriptible et qui se retrouvent aux prises avec des forces qui le dépasse et contre lesquels il ne peut lutter, ou si peux. Malgré cette répétition quasi mécanique de la construction de base de ses récits, Lovecraft parvient toujours par son talent d'écriture et d'imagination à ne jamais sombré dans la répétition.

Ses nouvelles les plus fondammentales (et qu'il faut lire à tout prix au moins une fois dans sa vie) sont :

  • Le cauchemar d'Innsmouth
  • La peur qui rôde
  • L'appel de Cthulhu
  • La maison de la sorcière
  • Les chats d'Ulthar
  • La couleur tombée du ciel
  • Herbert West, réanimateur
  • Le monstre sur le seuil, le monstre sur le seuil, le monstre sur le seuil (MA PREFEREE !!!!)
  • L'abomination de Dunwich
  • L'indicible
  • La maison maudite
  • From beyond

      

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16 avril 2007

American Psycho de Bret Easton Ellis

American_PsychoMichel Braudeau pour sa critique sur American Psycho dans le quotidien le monde déclare :"Patrick Bateman est, hélas, un des personnages les plus intéressants qu'on ait créer au cours des dix dernières années." Et après lecture on convient assez facilement de la pertinence de la déclaration.

Patrick Bateman est jeune, il est beau, riche. Il constitue un modèle de résussite : golden boy dans les années 80 (passer au pilori par l'auteur) sous l'ère Reaganienne, il est néanmoins en quête de reconnaissance sociale au sein du cabinet où il travaille (dans lequel il rentre en étant pistonné par papa), déteste qu'on le confonde avec le looser Marcus Halberstram, il est complétement obsédé par son apparence et ne vivant que dans la futilité et l'étalage de son argent. Une obsession pour l'apparence qui convie le lecteur à une leçon de soin du visage (le roman est raconté du début à la fin sous la forme d'un journal intime écrit par Bateman lui-même), l'utilisation de telle lotion plutôt qu'une autre l'ordre dans lequel il convient d'utiliser tous ses produits de beauté (en fait Bateman pourrez presque être l icône du mouvement métrosexuel). Avec ses collègues de bureau les discussions tournent autour des convenances vestimentaires : un gilet en tricot ne s'accorde pas avec la ceinture, il faut donc utilisé des bretelles... Le fin du fin restant le passage ou Bateman en s'apercevant que sa carte de visite est moins belle que celle d'un de ses collègues se retrouve en sueur et nauséeux ! Patrick a bien entendu une petite amie, gourde au possible, une maîtresse : la femme camée d'un de ses collègues. Oui mais voilà Patrick Bateman est un être seul. Perdu dans un univers terne, ennuyeux comme la pluie. Et son existence toujours rempli des mêmes gens inintéressants qui pour la plupart le méprise, va pousser le personnage dans ses derniers retranchement : Pat Bateman golden boy le jour, devient à la nuit tombée un tueur en série psychotique.

Le meurtre et la torture comme seul échapatoire à une vie de frustration et d'ennui, Bateman retrouve la joie de vivre, le pouvoir et le contrôle par une série de meurtres tous plus sadiques les uns que les autres, homme, femme, enfant rien ne l'arrête. Bateman en couchant sur écrit ses crimes en oublie la ponctuation dans son excitation flagrante, racontant ses méfaits avec une édifiante neutralité. Sans vouloir trop en dire le final éblouissant est d'une roublardise redoutable rendant le personnage encore bien plus fascinant qu'il ne l'est déjà (il y a tellement de richesse et de profondeur quand on connait tout de Bateman, d'où une certaine frustration à ne pas vouloir trop en révéler)

American psycho à sa publication aux états-unis fit un scandale mémorable (Ellis recevant même des menaces de mort), son oeuvre est aujourd'hui un best-seller mondial, portrait lucide et froid d'une amérique où le dollar règne en maître au même titre que la violence et la bassesse humaine. American psycho est un roman fort à la fois tétanisant et hilarant tour à tour.

Bret Easton Ellis est également l'auteur de :

Moins que zéro

Les lois de l'attraction

Zombies

Glamorama

et Lunar park

toute son oeuvre a était porter à l'écran. American psycho le film est réalisé par Mary Harron, on retrouve dans le rôle de Bateman l'excellent et impeccable Christian Bale mais aussi Willem Dafoe, Reese Witherspoon et Jared Leto.

Pour finir je vous laisse sur une citation de Frédéric Beigbeder qui revient sur l'oeuvre de Ellis en disant : "les trois plus grands écrivains contemporains sont : Bret Easton Ellis, Bret Easton Ellis et Bret Easton Ellis...Il fait à la littérature ce que Basquiat à fait à la peinture : il la réveille"

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