29 octobre 2009
Le Ruban Blanc-Michaël Haneke

L'action se déroule en Allemagne du nord, à l'aube de la première guerre mondiale, où les enfants et les adolescents sont soumis à des châtiments corporels. Le film du renouveau pour le réalisateur controversé de Funny Games. On constate ainsi que parfois, souvent même, les mots blessent davantage que les coups. Le réalisateur allemand joue avec nos nerfs et a le don de réveiller les mauvaises consciences ! Intelligent, pertinent, proche de la perfection... Du très grand art.
Nous sommes donc à Eichwald, un petit village d'Allemagne protestant (à partir du mois de juillet 1913). Plusieurs accidents mystérieux interviennent, le doute et la suspicion s'installent. Les enfants sont éduqués de manière très rude et lorsqu'ils ont mal agis ils doivent porter en évidence un ruban blanc, d'où le titre du film.
Ils sont enfermés dans un puritanisme mortifère à travers lequel on leur assigne des principes moraux réactionnaire.
La bande son est quasiment inexistante et bien loin de provoquer un sentiment de manque chez le spectateur cela suscite au contraire une impression de réalisme absolu et renforce l'impression de malaise.
L'action est d'une extrême lenteur et pourtant on ne s'ennuie pas une seule seconde.
Concernant l'image, armé d'un noir et blanc d'une neutralité absolue - ni esthétisant, ni amochissant - et d'un cadre net et précis, Haneke déroule une histoire forte et mystérieuse, qui continue à captiver malgré une absence de réponses absolument prévisible.
Finalement, les enfants qu'on pourrait penser victimes sont en fait partagés entre innocence et monstruosité même si leur cupabilité n'est pas clairement mise à jour, peut être que ce sont eux qui ont commis ces actes horribles... le réalisateur laisse planer le doute de la même façon que pour la véracité des faits rapportés par le protagoniste du film qui rapporte rétrospectivement les faits, l'instituteur du village, ayant également sa part d'ombre mais sur lequel le réalisateur semble porter un regard plein de tendresse en lui prêtant des scènes romantiques très sincères et par ailleurs, en contraste total avec l'ambiance générale du film.
Le récit se clôt finalement sur l'annonce de l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand à sarajevo.
Troublant, mystérieux, malsain surprenant , bouleversant et majestueux, je pense que c'est un film qui restera longtemps dans les annales. C'est aussi peut être un début d'explication au développement de l'idéologie nazie en Allemagne.Plus que cela, une prophétie de toutes les horreurs qui seront réalisés au cours du 20eme siècle et même jusqu'à aujourdhui.
09 juin 2009
May
May est le premier long métrage de Lucky McKee qui n'est pas sans rappeler Carrie de Brian De Palma. il présente un métrage d’une efficacité redoutable, et surtout, bien plus riche qu’il n’y paraît aux premiers abords.Surpassant les attentes du spectateur s’attendant à voir un nouveau film d’horreur, May devient en réalité un drame psychologique poignant sur une jeune femme qui ne trouve pas sa place dans une société régie par le culte de l'apparence. Devant son incapacité à se créer des amis, une relation, devant la superficialité convergente de son entourage, elle décide finalement de se créer son propre ami, en amputant les parties parfaites de ces futurs victimes. Reprenant le mythe du monstre de Frankenstein, May représente un sans faute impressionnant pour un premier film.
May est une inadaptée sociale (malgré le fait qu'elle ait quand même un travail et une certaine indépendance) qu’un léger strabisme a envoyé vers une solitude contraignante dans une société où l’apparence représente le principe moderne de la reconnaissance. Timide et frustrée par cet handicape, elle ne parvient pas à se créer une place dans ce monde superficiel et développe alors une relation ambiguë avec la poupée que lui a offert sa mère lorsqu’elle n’était qu’une enfant. Par une simple illustration et quelques flash-back, McKee parvient à décrire la psychologie de son héroïne, ainsi que les raisons qui ont poussé à cet enfermement. Imposant une vision sans complaisance sur le monde, mais juste pour autant, il ne réduit pas à ce seul constat la sociabilité brisée de May. En effet, la naissance de ce malaise inhérent au strabisme dont elle est victime, est également la faute d’une mère, pur produit de cette civilisation, pour qui l’apparence constitue le vecteur de la réussite. Ce traumatisme infantile constitue la matrice d’une solitude consumée, d’un univers reclus sur elle-même avec pour seule compagnie, une poupée enfermée dans une cage en verre, aussi naturelle que dérangeante. Pourtant May est poussé par la pulsion sexuelle à aller à la rencontre de l'autre: elle s'éprend d'un jeune mécanicien et ne reste pas insensible à sa jeune collègue lesbienne qui la drague. Elle n'est donc pas ascétique et est en quête du plaisir et c'est cela qui va peu à peu l'entraîner dans la psychose.
Le jeune réalisateur empoigne son sujet avec une maîtrise confondante et évite tous les griefs inhérents aux débutants. En exploitant une intrigue simple, une narration linéaire, il fait preuve d’une sagesse peu commune et d’un caractère affirmé. Il mène son métrage où il le souhaite, en suivant un scénario longtemps mûri. Ce laps de temps relativement conséquent entre l’écriture et la réalisation lui a permis de peaufiner son métrage en gommant les possibles erreurs et penser sa réalisation longtemps en amont. Ainsi, il s’est sécurisé un maximum et n’a pas subi les aléas des premières fois. May est un drame psychologique et tragique avant tout, un portrait subtil d’une âme déchirée par une société qui réprimande violemment ceux qui ne peuvent marcher dans le rang, sans jurer avec un conformisme dictatorial. La mainmise de l’apparence lisse et formatée, qui expulse les erreurs comme un organisme sain congédie les intrusions maladives, est un reflet juste de notre société, et de voir une jeune femme se débattre avec les seules armes qu’elle n’a jamais apprises, constitue une œuvre touchante et révoltante. L’empathie fonctionne comme un cri d’alerte, sans que l’on ne puisse non plus tout excuser ou pardonner. May est un produit gangrené par cette civilisation, cette superficialité dévoreuse qui ronge un peu plus l’être humain et l’asservie jusqu’à en faire un esclave. Critique d’un monde, en se servant d’un esthétisme, comme un hommage à tout un pan revendicateur du cinéma, oeuvre d’une intelligence rare qui démontre une sombre facette de l’humain, film autobiographique d’un homme qui a souffert de cette différence et qui aujourd’hui se venge de fort belle manière, May est un grand film de genre plein de sensibilité et d'humanité et un final absolument magnifique empli d'émotions contradictoires.
14 mai 2009
Halloween 2
Pour qui se penche un tantinet sur l'actu du cinéma d'horreur, ce n'est pas un secret Rob Zombie a rempilé pour mettre en boîte la suite direct de son Halloween premier du nom...(bien poussé il est vrai par les frères Weinstein à qui il devait dans son contrat un autre film).
Car dans un premier temps, le Rob avait juré ses grands dieux qu'il ne réaliserai pas la suite de son film. Et on imagine aisément que les déboires avec certains fans de la saga n'y sont pas étrangers (avant même le tournage des pétitions circulées sur le net pour que le scénario soit revu et corrigé !!!)...Une sorte de ciné à la carte en somme...et puis quoi encore ???!!!???
Fatalement à la sortie de son métrage, les mêmes fans s'insurgent stupidement contre l'oeuvre du réalisateur lui faisant tout les reproches possibles et imaginables...Là où Zombie était pourtant parvenu à faire quelque chose de très fort dans le slasher : premièrement une violence crue, réaliste et particulièrement dérangeante (loin d'un remake fadasse de Vendredi 13 que tout le monde adore bizarrement !) mais aussi et surtout proposé une vraie relecture du mythe Myers en sachant s'éloigné du modèle du maître Carpenter...A quoi bon faire un remake si c'est un simple copier-coller et que l'on y apporte rien ?
Zombie loin de reprendre le classique thème carpenterien du mal pur et absolu (où Myers n'est rien d'autre qu'une machine à tuer, une coquille vide)...Bah oui c'est bon on connait...Carpenter l'a fait il y a trente ans et c'est intouchable. Zombie donc "se rabat" sur les restes d'humanités du boogeyman...Et a fait foutrement mieux que toutes les séquelles du passé à l'oeuvre de Carpenter... Des reproches stupides et puérils donc fait à la structure même du film, film qui évite avec brio la redite ennuyeuse et obsolète qui lui pendait au nez ! Que les fans hardcore (voir hard-cons ???) de la saga arrête de faire chier le monde. Le Myers de Zombie fout les jetons autrement plus que celui de... ??? Facile...toutes les séquelles existantes d'Halloween...Ce qui était bien l'essentiel !
Pour ceux qui ont aimés l'approche de Rob Zombie sur son remake, réjouissez-vous, car le gus n'est pas calmé un seul instant et part bille en tête avec des parti-pris couillus, et il faut l'admettre sacrément risqués sur le papier, mais qui néanmoins ont le mérite d'être sacrément excitant...Même si Myers restera la star du film (il ne peut en être autrement), Zombie explorera le personnage de Laurie Strode en état d'hystérie similaire au final du précédent. Une partie se déroulera dans un hôpital (comme ce fut le cas de la suite de Rosenthal au film de Carpenter)...oui... Mais pas seulement, puisque le réalisateur s'intéressera également dans ce volet à la période d'internement de notre zinzin préféré, une grande première ! Etrangement jamais abordé dans la saga Halloween, ce passage de la vie de Myers possède potentiellement des éléments foutrement prometteurs...
Film de Rob Zombie oblige...Présence de Sheri Moon Zombie...Pourtant morte dans le volet précédent, elle campera toujours le rôle de maman Myers, revenant cette fois-ci sous l'apparence d'un fantôme poussant son rejeton chéri à dézinguer à tout vent...Elément peut être le plus risqué du scénario de Rob, reste à voir comment sera exploité cette trame narrative...Le look de Myers changera lui aussi radicalement, encore plus craspec qu'à l'accoutumé, le nouveau masque fait son petit effet, et le côté SDF pour la tenue à plutôt de la gueule (cf photos et bande-annonce)..."Je voulais réinventer le personnage de Michael Myers qu'on a déjà vu 2000 fois via toutes ces séquelles". Cette citation de Rob Zombie à le mérite d'être claire. Au même titre que celle-ci :" Sur le premier Halloween j'avais l'impression de devoir conserver un certain esprit carpenterien. Sur H2 ce n'est plus nécessaire. Le film est à 100% ce que je voulais qu'il soit. Nous avons même parfois le sentiment de ne pas réaliser un Halloween. Nous pouvons faire ce que nous voulons, et c'est libérateur"...Des propos qui sentent bon la nouveauté dans un sous-genre horrifique et une saga particulièrement avarent sur ce plan !
Par ailleurs Zombie promet dans les scènes de meurtres une violence encore plus réaliste que l'opus précédent avec le but avoué de mettre le spectateur mal à l'aise d'un bout à l'autre...Le style Rob Zombie à son paroxysme ? Le cinéaste semble en tout cas bien sûr de lui en affirmant qu'il a réussi avec H2 ce qu'il n'avait pas su faire jusque là : filer une vraie trouille bien tenace à son public...Au regard de la maison des 1000 corps, The devil's rejects et Halloween premier du nom, voilà qui promet si le sieur ne mythonne point !
Ombre au tableau néanmoins, et non des moindres pour le coup ! Une fois Zombie officiellement aux manettes de ce film, celui-ci n'a disposé que de 8 mois pour écrire, tourner et monter le métrage...Des délais très short obligeant à travailler dans l'urgence...Pas forcément très rassurant, mais qui vivra verra.
11 avril 2009
Watchmen ou comment passer d'un comic culte a un film culte !
Bien plus qu'une BD, Watchmen d'Alan Moore et Dave Gibbons, est en rélaité un roman illustré. Un Véritable roman graphique cultissime, intelligent, complexe et diablement efficace qui méritait une putain d'adaptation digne de ce nom !!! Zack Snyder, déjà aux commandes de 300, laisse sa patte dans cette adaptation fidèle et surréaliste du comic.
Ecrit entre 1986 et 1988, Watchmen nous conte une réalité alternative ou des super-héros rejetés par le gouvernement tentent tant bien que mal de retrouver une vie normale. Seulement voilà tout part en couille lorsque, une nuit de 1985, l'un d'entre eux, "Le Comédien", se fait froidement défenestré par un tueur de super-héros. "Rorchach", l'enquêteur solitaire et limite psychopathe, va alors tout faire pour reformer les Watchmen et trouver celui qui a décidé de les éliminer tous. Le "Spectre soyeux", le "Hiboux" et "Docteur Manhatan" entre autres vont devoir faire face a une violence inouïe et a leurs peurs et vont devoir se poser la question de leur vraie nature et de la nature humaine pour affronter au mieux cet assassin.
Dans cette réalité alternative l'arrivée en 1959 du Docteur Manhatan a bouleversée l'ordre établit. En effet, grâce a lui les USA ont gagnés la guerre du Viet-Nâm, le scandale du watergate a été enterré, le pétrol n'est plus la principale matière première et Nixon est toujours président !!! S'ajoute donc un incroyable enjeux politique duquel les Watchmen vont devoir tenir compte s'ils ne veulent pas que les soviétiques, désormais armés par le nucléaire, ne lance une bombe sur les USA.
Extrêmement fidèle au comic, Snyder nous livre un chef d'oeuvre esthétique doublé d'un scénario a vous trouer même le plus critique des spectateur ! Après un 300 montrant les exploits survoltés d'un Léonidas shooté aux hormones et baigné dans un graphisme époustouflant, Snyder fait de Watchmen un film moins "hormonal", plus réfléchit tout en conservant ce graphisme si particulier (qui, ici, sied a merveille a l'ambiance noire limite gothique qui règne dans le comic) non sans oublier une touche d'humour bien senti et fort appréciable au milieu de cette éfusion de violence. Les acteurs, tous excellents (mention spéciale a Mr Haley qui prête ses traits au sociopathe Rorchach), apporte une profondeur et une humanité a ses personnages que l'état en place fait tout pour déshumaniser et marginaliser. Pourtant, depuis la disparition des Watchmen le monde fout le camp littéralement et aurait bien besoin d'eux pour remettre un peu d'ordre.
Bien plus qu'une simple adaptation visuelle d'un chef-d'oeuvre de comic, Watchmen aborde un grand nombre de sujet : marginalisation des poulations, solitude, affrontement de sa propre personnalité, désodre mental (via le personnage bien attaqué de Rorchach), critique du capitalisme, critique des régimes totalitaires soviétiques, affrontement entre le bien et le mal entre autre. Seul bémol, a mon sens, de ce film défintivement culte: la scène de cul qui n'a guère d'intérêt outre celui de faire une pause. Un peu de douceur dans ce monde de brut pourrait-on dire pour reprendre le slogan d'un chocolat.
Mais finalement du mal ne peut-il pas naître un bien ? Le mal est-il vraiment mal ou l'est-il parce que nous avons décidés qu'il l'était ? Mais finallement la grande question a laquelle nos héros vont être confrontés est : Le mal n'est-il pas le meilleur moyen de faire naître la paix ?
Accompagné d'une bande ébourifante et kiffante a souhait (Jimi Hendrix, Simon and Garfunkel, Janis Joplin, Nina Simone, etc ...) Watchmen est un film a voir absolument qu'on ai lu le comic ou non. Un film qui vous clouera le bec, vous fera réfléchir sans même que vous vous en aperceviez et qui vous trouera le cul. En bref une énorme baffe esthétique et scénaristique définitivement culte !!!
03 avril 2009
Les 10 perles dont on ne parle pas ou pas assez...N°4 : Outrages de Brian De Palma
Si les mastodontes Apocalypse Now, Full Metal Jacket, Platoon et Voyage au bout de l'enfer (de loin le meilleur film jamais fait sur la guerre du Viêt-Nam) ont marqués les esprits, Outrages, la vision DePalmienne du conflit est un petit passer à la trappe et à tort (le film du réalisateur de Carrie et Mission impossible vaut bien mieux que Platoon).
Et c'est au travers de l'archanement d'un soldat ricain (Michael J. Fox excellent) pour faire juger des soldats de son bataillon pour le viol d'une jeune Viêt-Minh que DePalma taille la route. Réduisant les scènes de combats au minimum (et la rareté de celles-ci leurs confèrent une brutalité décuplée). Le film s'intéresse surtout au cas de conscience de son héros tout autant qu'à la dérive inhumaine des hommes qu'ils veut faire condamnés. Moins psychologique que Apocalypse now certes mais du même coup nettement plus abordable !
Le viol de la jeune Viêt-Minh devient la métaphore d'un impérialisme américain condamnable s'imposant à d'autres hommes par la force (ou comment signifié métaphoriquement l'erreur de l'engagement militaire des USA au Viêt-Nam).
Le film reprend également la thématique phare de la décennie 70 du cinéma américain : la bestialité primale de l'homme est toujours prête à bondir, et la civilisation et l'homme civilisé n'est qu'un mythe. (le cinéma d'horreur des seventies aux USA illustrera ce thème avec une radicalité perturbante : Massacre à la tronçonneuse, La dernière maison sur la gauche, La colline a des yeux, Délivrance, Survivance...). Ainsi en traquant l'ennemi les soldats de DePalma le croise au détour de leurs âmes en perdition.
Brillamment mis en scène, casting solide et interprétation parfaite. Outrages est un film qui mérite largement d'être redécouvert et même s'il ne se hisse pas à la hauteur des chefs d'oeuvres que sont Voyage au bout de l'enfer, Full metal jacket et Apocalypse Now, il n'en est pas moins un film saisissant et intense à ne pas enterrer trop vite.
Vendredi 13 le remake
Jason Voohrees repointe sa tronche masquée pour un énième volet de la saga Vendredi 13...(normal comme son pote Myers s'est payé un retour lui aussi, la new line ne pouvait pas rester en carafe). Un remake, qui repose les bases d'une saga bien partie en cacahuète depuis pas mal de temps...Rappelons donc ainsi que le dézingueur de Crystal Lake s'est payé une virée dans les rues de New-York lors du huitième épisode, qu'il s'est réincarné dans le corps d'un coroner ayant dévorer son coeur (Jason va en enfer, l'épisode 9), et que fin du fin le mongolito de la machette s'est même fendu d'une petite virée dans l'espace dans Jason X, le plus fendard de la saga mais un peu bordélique quand même. En tout cas revoir le Uber Jason ce serait sympa malgré tout. Pour ceux qui n'aurait pas vu Jason X, le boogeyman se fait joyeusement exploser de partout avant d'être "réparer" par des nannites (de la nanotechnologie...bah ouais Vendredi 13 c'est super technique qu'est-ce que vous croyais !). Enfin bref, les dites nannites n'ayant pas assez de tissu humain ont eu la bonne idée de prendre ce qu'il leur tomber sous leurs micro pattes, à savoir du métal pour compléter la reconstruction du gaillard...Et boum Jason devenait une espèce de créature mi-humaine et mi-cyborg baptisé Uber Jason... Cool non ? Bah moi ça me kiffer na !
Mais comme ce n'est pas ce qui nous intéresse ici venons-en donc à la version 2009 de Friday the 13th. Retour à Crystal Lake, des neuneus de teenagers viennent faire du sexe et de la fumette dans le fief buccolique de Jason. Et comme le slasher movie est un genre ma foi sacrément puritain, les dits teenagers y passent pour vivre dans le stupre et la fornication...Rien de bien nouveau.
Et c'est la première déception. Le tandem Bay (producteur "je me la pète, je suis blindé de thunes et je contrôle le cinéma de blockbuster ricain") et Marcus Nispel ("je fais un bon petit remake de Massacre à la tronçonneuse en oubliant pas de shooter dès que l'occasion se présente le postérieur de Jessica Biel"). Les deux bons hommes avaient déjà collaborés sur le remake de Massacre à la tronçonneuse donc, et avait su garder les fondamentaux thématiques de l'original tout en offrant un vrai spectacle novateur. Sans oublier de filer une pétoche de tout les diables...Quelques années plus tard on attendait les gus aussi bien inspirés pour s'attaquer au mythe Jason Voohrees...Perdu, Vendredi 13 ne s'éloigne jamais des sentiers (re)battus du slasher movie, et offre donc une nouvelle oeuvre particulièrement lambda du genre.
Vendredi 13 ressemble donc à tous les autres Vendredi 13 des débuts. On s'emmerde...oh tiens un meurtre...on s'emmerde...on s'emmerde...oh tiens un meurtre...on s'emmerde...on s'emmerde...on s'emmerde...on s'emmerde...Oh merde j'ai piqué du nez et j'ai raté un meurtre... Du slasher typique donc qui ne compense jamais par une quelconque brutalité (ça charcle sacrément plus sauvage dans le Halloween de Rob Zombie). La promo du film nous avait promis un film bien violent et bien gore qui ne jouerait pas la carte du PG-13 (équivalent de l'interdiction aux moins de douze dans notre contrée)...Un joli foutage de gueule car à l'arrivée Vendredi 13 n'est même pas aussi gore qu'un épisode des experts... L'interprétation est assez désastreuse, c'est même pas fun pour deux ronds, et suprême foutaise, les scénaristes se permettent de foirés complètement le baptême du masque de Hockey (le signe distinctif du psycho-killer de la saga)...Il le trouve, l'enfile et basta, séquence suivante...GRRRR ça énerve un petit peu. Ca fini comme ça fini toujours Jason crève, mais en fait n'est pas mort (avec les recettes mirobolantes engrangés par ce remake, Jason va revenir à coup sûr...et reviendra encore plus sûrement que Myers chez la concurrence reviendra lui aussi avec toujours Zombie derrière la caméra)...Un slasher tout ce qu'il y a de plus banal...qui ravira donc très probablement les fanatiques de slasher movies...Pour les autres il provoquera à n'en pas douté un long et inexorable ennui...Notons quand même au passage que le chef opérateur à fait du très bon boulot, et que l'aspect visuel du film est plutôt très bien réussi pour ce type de production...M'enfin ça suffit pas pour autant.
02 avril 2009
Phénomènes de M. Night Shyamalan
Shyamalan avait fait une entrée remarquée dans la sphère du fantastique avec sixième sens qui avait remis au goût du jour le twist déjanté de fin de pelloche. Sixième sens tout en retenu s'avérait bien efficace. Du coup le réalisteur s'est senti obligé de faire du twist final une marque de fabrique. Incassable, Signes, Le village... Oui mais voilà, ça marchait plus. Incassable bien qu'honnête dans la forme livre une dernière bobine en énorme foutage de gueule narratif plus que limite. Signes et son trip mystico rédempteur ne cassait pas trois pattes à un canard et se voyait venir de loin. Le village poussait l'exercice jusqu'à l'insipide navrant (le contexte de l'époque de la sortie du film laissait deviner les tenants et les aboutissants d'un récit galvaudé exaspérant.
Particulièrement dommageable, car Shyamalan est un putain de directeur d'acteur, et s'avère foutrement doué avec une caméra. Ainsi cette quasi obsession du revirement final faisait finalement plus de tort à ses récits que de bien. De rebelote en rebelote, le spectateur n'attachait plus la même importance aux éléments se déroulant sous ses yeux, traquant à l'avance la couille dans le potage, et en étant un temps soit peu malin la dégotée sans trop de mal. Côté immersif, faudra repasser !
Shyamalan semble avoir appris de ses erreurs. Point de twist de dernière minute ici... Alors qu'est-ce qu'a au finish phénomènes dans les entrailles de ses photogrammes ?
Un récit qui démarre au quart de tour, des événements qui s'enchaînent à vitesse grand V...trop peut être, Shyamalan délaissant ici ce qui faisait tout l'attrait de ses précédentes créations à savoir des personnages attachants, fouillés, développés avec une vraie âme et profondeur. Cette qualité s'efface malheureusement quelque peu dans phénomènes, et on est du même coup bien en peine de pleinement entrer dans la folie furieuse des événements que raconte le film (pour une raison inconnue, une vague de suicide massive s'étend comme une épidémie dans tout le nord-est des Etats-Unis). On en ressort le cul entre deux chaises, pas vraiment tourneboulé, pas vraiment impressioné non plus. Phénomènes se laisse néanmoins regarder sans déplaisir même si l'ennui pointe un peu le bout de son nez. Mais phénomènes s'oublie tout aussi vite qu'il a était vu. Un simple film de consommation à jeter après usage bien loin de marquer les esprits. Pas complètement foiré (c'est quand même sacrément moins chiant que Le village), pas forcément réussi pour autant Shyamalan loupe le coche encore une fois et semble de plus en plus incapable de nous resservir un chef d'oeuvre de la trempe de Sixième sens...Shyamalan n'est-il finalement l'homme que d'un seul film ? Ou bien la qualité exceptionnelle de sixième sens qui l'a fait connaître nous incite-t-elle à juger plus sévèrement l'ensemble de son oeuvre ?
01 avril 2009
Borderland
Le choix de parler de ce Borderland n'en est pas un. Car la chose s'impose d'elle-même sans grande argumentation. Et vous allez vite comprendre pourquoi.
Borderland nous narre le récit de trois jeunes gringos américains partie en vadrouille au pays des bouffeurs de fajitas et buveurs de tequila...en clair...le mexique. Manque de bol pour eux, parce que ouais on est quand même dans un film d'horreur donc faut bien que ça parte en couille, l'un d'eux est kidnappé par une bande de trafiquants de drogues désireux d'utiliser leur otage pour un sacrifice rituel. Sacrifice rituel ayant pour but d'invoquer les dieux afin qu'il rendent invisible des cargaisons de drogues en partance du Mexique et à destination des Etats-Unis...
Vous vous marrez à l'heure qu'il est pas vrai ? Car Borderland a tout du nanard débile... Comment diable un scénariste peut-il accouché d'une histoire aussi conne ? ...C'est ce que vous vous dites...Si, si, je le sais pas la peine de me la faire...Bien tant que vous êtes mort de rire, observez bien l'affiche du film. Avec attention s'il vous plaît... Obervez bien...dans les moindres détails...Vous y êtes ??? Ca vous la coupe hein ? Proprement incroyable et oui... Bon pour les couillons qui n'aurait encore pas vus c'est écrit en jaune et ça dit "based on a true story" et ça se traduit par : "inspiré de faits réels".
Aussi démentiel que cela puisse paraître, ce qu'aucun producteur idiot, scénariste décérébré, ou réalisateur déficient mental n'aurait oser mettre dans un film de peur de se faire humilié...Ce que personne même les gars de la Troma n'ont pas oser mettre en scène dans une de leur production fauché au mauvais goût érigé en religion...est bel et bien arrivé dans la réalité. Car oui cher lecteur, les annales du crimes sont désormais entâchés par ce dossier à peine croyable de sacrifices humains visant à rendre invisible des cargaisons de drogues.
D'un coup d'un seul voilà la crédibilité du métrage regonflé à bloc. Filmé avec un réalisme saisissant, Borderland fait bien plus que produire son petit effet. Il glace les sangs. Via une mise en scène brillante qui cloue le spectateur dès sa scène d'introduction, l'une des plus efficaces et choquantes vus sur un écran, et ne le lâche plus jusqu'un la fin. Même si les Vingt dernières minutes s'essouflent un peu, elles n'entâchent en rien la qualité globale du métrage. Atmosphère réellement oppressante (il suffit de revoir la séquence de la traque dans l'hôtel pour s'en convaincre à tout jamais), Borderland aggresse, choque, terrifie, filmant la violence dans un réalisme brut de décoffrage. Pas la moindre petite vanne pour essayer de détendre l'atmosphère. Borderland est un cauchemar inexorable que l'on traverse de bout en bout et dont on ressort abasourdi et ébranlé en constatant avec effroi de quoi l'être humain est capable.
Film sans concessions aucunes n'ayant à aucun moment le soucis de ménager son public, il reste néanmoins une illustration aseptisée du fait divers réel qu'un documentaire d'une demi heure retrace dans les bonus du DVD.
The midnight meat train
Présentez au festival de Gérardmer à une poignée de veinard. The midnight meat train (traduisez par le train de viande de minuit...Miam miam tout un programme) est l'un des rares films à avoir fait l'unanimité chez les festivaliers. Décrochant au passage le prix du public et le prix du jury sci-fi.
Quiconque s'intéresse à l'horreur et au fantastique et n'a pas passer l'année 2008 au fond d'une grotte en attendant la fin de la crise économique à fatalement entendu de ce film. Tout bonnement l'un des plus attendu de l'année...Ne vous faites plus de bile, vous n'avez pas attendu, et n'attendez pas encore (hi hi hi) pour rien. The midnight meat train est une bombe prête à vous péter à la gueule.
A la base de ce film il y a Clive Barker. Artiste touche à tout (littérature, cinéma, peinture, sculpture...) qui via ses recueils de nouvelles "les livres de sangs" nous avait gratifier du temps de la belle époque (Barker est aujourd'hui très malade et ne fait plus grand chose) d'un diamant brut : "le train de l'abattoir". Récit aussi nerveux que dense (en 40 petites pages Barker parvient à livrer un texte riche, fouillé et intelligent). D'une intensité rarement égaler dans le suspense et dans l'horreur (tellement bien écrit que l'odeur du sang vient quasiment chatouillé nos narines). Et assénant en prime un twist final furieusement barré et déviant. Un must absolu de la littérature horrifique. A lire et relire.
Si Barker n'est pas derrière la caméra, outre ses problèmes de santé, c'est aussi et surtout qu'il voue une haine incommensurable à l'industrie cinématographique (cf Coldheart Canyon son oeuvre ultime durant laquelle il broie le monde d'hollywood 800 pages durant). Réalisateur du premier Hellraiser (d'après un de ses romans), son film initie une saga. Il en déteste les suites. Expérience malheureuse avec Cabal et Le maître des illusions défiguré par ses producteurs. Sans compté nombres d'adaptations foireuses de ses écrits. Barker chaperonne néanmoins de près ce midnight meat train puisqu'il en est le producteur.
Forcément 40 petites pages ne suffisent pas à faire un film même d'une petite heure trente. Remaniant habilement le texte d'origine, le film suit le parcours de son héros, un photographe cherchant à refiler sa camelote et qui va finalement se faire un nom en photographiant la violence urbaine. Et c'est lors de ses errances nocturnes en plein coeur de New-York, que celui-ci soupçonne un étrange homme patibulaire (Vinnie Jones excellent) d'être l'auteur d'une vague de crime dans le métro. Le métro, omniprésent dans la nouvelle d'origine, ne devient ici qu'un petit bout du film. L'essentiel du film décrivant la lente psychose du personnage principal et ses effets dévasteurs sur son entourage mais également sur lui même. Une base novatrice habile qui permet de ne jamais trahir le modèle de départ, ni son esprit. Et qui permet aussi surtout de reposer tranquillement mais sûrement les grands thèmes Barkeriens : Fasination pour le mal, quête de virilité, équilibre entre les mondes, et homosexualité latente (Barker est gay et adepte du sado-masochisme, l'assume et même le revendique).
Instaurant une vraie ambiance de terreur sacrément malsaine, The midnight meat train fout le trouillomètre à zéro tout en jouant astucieusement les équilibristes avec un mélange de terreur, de gore déjanté cartoonesque (mais malgré tout glaçant et bourrin) et d'un humour à froid délectable. Quand au final du film il va proprement laisser sur le cul les non-lecteurs de la nouvelle et leur filer de belles sueurs froides tout autant que de bien vilains cauchemars.
The midnight meat train est un film sacrément bien foutu et tout simplement l'une des toutes meilleures séries B des dernières années (à ranger aux côtés de Jeepers Creepers, Dead end, Les ruines, Severance et La colline a des yeux de Aja). Une hypnotique pelloche généreuse, maline et emballée avec brio. Un petit classique en puissance ??? Le potentiel est là en tout cas.
16 mars 2009
Martyrs de Pascal Laugier. Navet navrant du mois et accessoirement coup de gueule de l'année (même si elle commence seulement)
Comment être un tant soit peu honnête en parlant de Martyrs sans voguer à contre-courant de la presse dythirambique. Une certaine presse qui voudrait nous vendre le nouveau film de Pascal Laugier comme le chef d'oeuvre de la rachitique histoire du cinéma d'horreur français.
Car non Martyrs n'est pas un chef d'oeuvre, et il en est même à des années lumières, n'étant même pas un film de genre digne d'intérêt. Saint-ange du même Pascal Laugier avait vaguement fait illusion (et encore), martyrs quant à lui se vautre sur toute le ligne. Mal pensé, mal conçu, mal écrit, mal filmé et avec en bonus track number one l'art et la manière de prendre les spectateurs pour des crétins, et bonus track number two asséner des propos idiots avec un sérieux et une prétention exaspérante. Laugier livre un film exsangue versant dans une provocation abusive et stérile (le gore tue le gore et la violence tue la violence).
Une jeune femme sequestré dans son enfance retrouve ses bourreaux. Les explosent à coup de fusil de chasse, en profite pour dézinguer les enfants des dits bourreaux. Ne calmant pas pour autant ses névroses hallucinatoires d'une morte qu'elle n'a pas pu sauver quand elle même s'est enfuie 15 ans auparavant. La vengeance terminée, la névrosée se tranche la gorge. Son amie d'enfance est déjà embarqué dans la galère. Découvre à la cave une autre victime de séquestration. Lui vient en aide. La victime se fait finalement buter par les adeptes d'une secte à deux balles et l'amie de l'enfance de la vengeresse qui s'est suicidée un peu plus tôt (ça va vous suivez ?) devient victime de la secte à son tour.
Le principal problème de Martyrs (et il y en a un paquet !) survient avant même toute écriture. Il né dans la caboche de son réal avec l'idée insipide de faire dévier brutalement le récit à trois reprises. Comment à partir de là faire tenir le foutoir dans un ensemble cohérent ? Pas moyen ! Laugier livre alors trois faux films elliptiques, bâclés et inintéressants déjà vu ailleurs et en mieux. Film de vengeance fou furieux pour le premier tiers. Freak movie pour le second segment. Et séquestration façon horror porn (la malédiction du cinéma d'horreur moderne tendance hostel) dans son dernier acte. La première heure du film s'évère donc bien bidon, non content de nous resservir du réchauffé à outrance Laugier ne se donne jamais les moyens (via son récit alambiqué de merde) pour leur donner une réelle ampleur. Et quand Laugier tente enfin de sortir des sentiers battus dans la dernière demi-heure du film. C'est pour nous asséner de longues minutes répétitives de tortures toutes pourries ; quand le reste voudrait justifier le fil rouge du récit par la quête ridicule d'une bande de vieux croulants obsédés par la création d'un martyr censé leur révéler l'existence d'une vie après la mort (sic). Autant dire que le film déjà mal barré dans sa première partie précaire et bancale se voit concluer par une énorme cerise sur le gateau des plus indigestes et insipides qui fait écrouler le château de cartes dans une abysse de connerie grandiloquente. Notons au passage que le récit considéré dans son ensemble n'évite nullement les incohérences les plus énormes qui soient, tu m'étonnes !
Posons-nous une autre question : comment avec des intentions narratives comme en contiennent le final de cette "oeuvre", l'abordé avec des personnages vides de toutes psychologies, vulgaire pantins désarticulés du réalisateurs ? La vieille rombière cintrée tête de liste de la secte des papys tortionnaires n'a même pas droit à plus de dix minutes de présence à l'écran (et encore !). Mais il y a même pire, puisque même l'héroïne (seul personnage à traverser le film d'un bout à l'autre...sic again) n'a même pas droit à un semblant de traitement de fond et s'avère être un personnage totalement désincarné (sic sic sic)
Vient ensuite le gore et la violence. Outranciers, permanents, stériles et même gratuits. Le film se voudrait traumatique mais la répétition 1h30 durant de débordements sanglants ne finit par produire qu'un long ennui soporifique, et à plus forte raison puisqu'il n'entre jamais en adéquation avec une tension narrative digne de ce nom. (toujours en raison de sa narration neuneu empêchant toute cohérence, où comment saborder intégralement un film dans l'oeuf). Et quand maman tortionnaire s'avère finalement toujours en vie dans la première partie du "film". C'est bien entendu pour ne rien apporté d'autre qu'une deuxième exécution à coup de défonçage de tronche au marteau et offrir ainsi l'occasion à une séquence gore de plus dans une totale gratuité (affligeante du point de vue d'une création). Par conséquent logiquement et immanquablement perçu avec le plus profond mépris qui lui est dûe. Signalons un fait de toute première importance, Martyrs ne parvient jamais à créer une atmosphère tangible de peur. N'effraie jamais. Choquera probablement les novices du genre. Mais au finish procure le même effet qu'un puissant somnifère. Un comble absolu pour un film d'horreur.
Evitons la polémique de savoir si oui ou non le film aurait dû bénéficié d'une interdiction aux moins de 18 ans. Et allons même plus loin. Comment bordel de dieu, des producteurs français frileux avec le genre horrifique ont acceptés de produire une telle bousasse puante qui loin de servir la cause du genre, la plombe inexorablement, donnant même à l'arrivée raison aux détracteurs du film et à plus grande échelle du genre en France.
Applaudissons des deux pieds la presse française décérébrée sur ce coup (Mad movies, Brazil, L'écran fantastique, Libération, Première...), où comment faire de la propagande intellectuelle franchouillarde. Taxant le film de chef d'oeuvre, d'expérience sensorielle et spirituelle unique (lol). De film proposant une grande maturité (mdr). Un grand film de terreur (ptdr) et j'en passe des pires et des meilleures ! Dans un tel désert de neurones en état de marche. Rendons grâce au sieur Stéphane Moïssakis du magazine Mad movies, seul cerveau en état de marche de la rédaction de l'ex-fanzine et attribuant courageusement au milieu de 6/6 la vraie note méritoire de ce film dont le boitier DVD n'est même pas bon à calé un fauteuil bancal à savoir 0/6. Zéro, zéro, zéro pointé.
Partons en sucette totale, et faisons de ce post via son accès aux commentaires une pétition pour que le crétin de Laugier (comment trouver un autre adjectif) et prions le de rendre service au genre horrifique que nous aimons en le sommant d'arrêter là sa carrière de cinéaste et de laisser à des vrais réalisateurs intelligents et qui ont des vrais choses à dire l'accès au porte-monnaie des producteurs. ALLEZ LACHEZ VOUS LECTEURS. Et oui Pascalou quand pendant 1h30 on sème du vent et rien que du vent...ON RECOLTE LA TEMPETE !!!! HASTA SIEMPRE CAMARADE ET VIVA LA REVOLUTION !!!...mdr
(point de photographie du film pour cette fois, et ce pour des raisons que je n'ai pas besoin de formulées dorénavant).












