le petit blog du grand écran

Critique de films, analyse, clips (my chemical romance, the dresden dolls, The killers...), court-métrages, ce blog fait aussi la part belle au meilleur de la télévision en ce moment : les séries (Dr house, 24h chrono, Dexter, Desperate housewives, The los

24 décembre 2008

Pandemonium, quand la réalité dépasse la fiction !!

     Waverly Hills, a quelques kilomètres de Louisville. En 1910 on y inaugure un sanatorium pour traiter les malades tuberculeux. Sanatorium qui se révèlera ... mortel !!
     Près de 60 000 morts entre 1910 et 1961 (date de fermeture de l'établissement), des suicides de membres du personnel, des histoires de fantômes, des pratiques chirurgicales digne du moyen-âge comme la thoracoplastie. Pour bien vous foutre la gerbe la thoracoplastie consiste en un procédé pour le moins barbare qui vous enlève des côtes afin de, sois disant, libérer les poumons et leur permettre de mieux fonctionner. Sauf que cette pratique ne laisse de chance de survie qu'a un peu moins de 5% des malades ... rien a voir avec la tuberculose !!! Une ligne de chemin de fer avait été construite a proximité du sanatorium et permettait d'évacuer les morts en pleine nuit pour ne pas qu'ils soient vus par les malades. Ces cadavres passaient par un tunnel long de 150m qui passait sous le sanatorium, le fameux "Death Tunnel" !! Procédé aussi glauque que la thoracoplastie !!

     Cette histoire étrange et quelque peu tirée par les cheveux a donné lieux a plusieurs adaptations plus ou moins réussies comme le film "Death Tunnel" tourné dans les ruines du bâtiment. Peu fidel a l'histoire en elle-même il n'a d'intérêt que si vous aimez voir 5 gonzesses en nuisette se dépatouiller au milieux des fantômes pas contents du tout.
     L'adaptation, a mon sens, la plus réussie reste la B.D Pandemonium de Christophe Bec pour le scénario et Raffaele pour le dessin. Cette excellente B.D en seulement 3 tomes nous raconte l'histoire de ce bâtiment classé parmi les bâtiments les plus étranges et les plus paranormaux du monde. Les dessins restaurent bien l'ambiance inquiétante et glauque du lieu et instaurent uns sorte de gène et de mal être lorsqu'on lit les étranges histoires de Waverly Hills.

Synopsis :
     1951, Doris emmène sa fille Cora a Warverly Hills. Soignée là-bas a l'âge de 11 ans elle décide d'y emmener sa fille pour soigner sa tuberculose. Mais une fois arrivée là-bas, sa fille voit des choses étranges, les pratiques médicales lui semblent douteuses (trépanations, thoracoplastie, électrochics, ect ...), et elle retombe malade. Elle fait la connaissance d'un journaliste infiltré en tant que brancardier et qui essaie de mettre au grand jour les pratiques étranges et barbares du sanatorium. Avec lui elle va tenter de comprendre pourquoi sa fille parle régulièrement avec un mort prénommé Georges !!

Les 2 premiers tomes sont déjà parus au éditions Soleil, le tome 3 est a venir.

Ma note : 16/20.

pandemonium_tome_1   pandemonium_tome_2
crédit : soleilactu.free.fr

Les images du sanatorium :

WHS_gros01 waverly_hills_sanatorium
1920                                        aujourd'hui

waverly_hills_01

WHS_petite05  WHS_petite06  WHS_petite13

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WHS_petite22     WHS_petite26

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crédit des photos : stringattitude.info

Aujourd'hui la bâtiment est totalement en ruines mais il reste visité par de nombreux amateurs de frissons ou chasseurs de fantômes. Des dizaines d'histoires de fantômes circulent autour de Waverly Hills et des visites touristiques avec guides sont même organisées. La chambre 502 abriterait le fantôme de Fanny Bell, une infirmière qui se serait pendue car enceinte d'un medecin déjà marié. Sur le toit on aurait entendu des rires et des enfants chanter la contine "Swing about the Rosy", des ombres seraient vues et photographiées régulièrement et plusieurs survivants du sanatorium ont parlé de ce fameux Georges, le fantôme d'un homme noir décédé dans les années 20 ou 30 et auquel beaucoup d'enfants disaient parler régulièrement !! De même des bruits de porte seraient souvent entendus dans le death tunnel !!

Posté par groupie_killeuse à 16:19 - B.D. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


31 juillet 2008

La bande-dessinée, du cinéma sur papier

Au premier abord, la bande-dessinée ne semble pas avoir grand chose en commun avec le cinéma, si ce n'est de raconter une raconter une histoire comme un film. Mais aussi comme un livre. Or La bande-dessinée n'entretient dans son essence presque aucun lien avec la littérature mis à part les bulles pour signifier les propos des personnages.

La bande-dessinée est à faire d'images, comme le cinéma. Mais plus encore, la bande-dessinée est affaire d'organisation d'images, de montage d'images pour reprendre un terme appartenant au septième art. La bande-dessinée est lui le neuvième art. Son existence intervient donc après la création du cinématographe des frères Lumière, ainsi l'influence du cinéma sur la BD est prégnante. Ce n'est pas nouveau, et ce n'est un secret pour personne, que les arts dans leurs histoires et leurs développements n'ont eu de cesse de se nourir l'un de l'autre (le cinéma très tôt dans son histoire adapte les grands classique de la littérature, la poésie s'est aussi écrite dessinante pour rejoindre par le même occasion l'art graphique, la musique s'écoute et se voit via les clips vidéo et les exemples sont multiples). Un même art peut même se nourir de lui-même, celà n'est pas impossible loin de là (les remake pour le cinéma, la musique techno qui mixe des morceaux musicaux déjà existant, les écrits d'écrivain en hommage à un autre (Lovecraft dont l'univers n'a de cesse d'être copier, plagier, retravailler, étendu par exemple). Ceci pour dire que les interactions entre les créations sont multiples et très diversifiés.

Rien de saugrenue par conséquent pour que la BD se soit nourrie du cinéma. Car mis à part une bande-son, et de l'image en mouvement, fatalement absente de la BD, le travail sur les images lui et très proche, si proche en fait que même le cinéma à recours à des storyboards dans la période de pré-production d'un film. (le storyboard est un ensemble d'images dessinées sur papier équivalent à tout les plans qui seront tournés plus tard. Le premier travail de mise en scène sur un film se fait sur papier via le storyboard, un quasi crochet en somme par l'art de la BD).

BD et cinéma réflechisse sur la question du cadrage de l'image, la composition du plan, et bien sûr son échelle : gros plan, plan d'ensemble, insert...Et si le cinéma à son montage, la BD en a un également, le but est le même : raconter une histoire visuelle, en faisant en sorte que le visuel soit sensé, mais que le visuel fasse sens (une analyse de séquence permet de se rendre compte et de comprendre la notion de visuel faisant sens). Si le cinéma a ses séquences, ses scènes il en va de même pour la BD, même si ces éléments ne peuvent être souligné par des fondus au noir ou enchainé. Le montage de la BD s'apparente à un montage cut du cinéma (principal soucis de la BD d'ailleurs s'arranger pour que l'histoire coule d'elle même et reste clairement compréhensible et lisible (au sens lecture de l'image) et ce malgré un découpage "frénétique" par la force des choses, impossible pour la BD de faire autrement !

L'existence depuis quelques années de la BD interactive sur DVD, tend à rapprocher encore un peu plus la BD de son art d'influence majeur qu'est le cinéma. (même si la peinture est évidemment une autre influence évidente, dans sa volonté de narrer une histoire en image, la BD reste sous le giron principal du cinéma). Cette BD interactive, permet d'une part : la possibilité de fondus comme le fait le cinéma entre ses séquences, et la disparition des fameuses bulles au profit d'une bande sonore, qui ne se contente pas des dialogues des personnages, mais fait également intervenir musique d'ambiance, et bruitages.

Puisque la BD englouti avec gloutonnerie l'art cinématographique pour se le réapproprier, il est tout à fait logique qu'en retour le cinéma lui aussi se nourrise de la bande dessinée (Hulk, Batman, Spiderman, Tintin, Astérix, A history of violence, 30 jours de nuit, Spawn, Garfield, Les sentiers de la perdition, Dragon ball très prochainement, Sin city, The spirit très prochainement également...etc...etc...etc... L'art n'a jamais eu de cesse de s'auto-cannibalisé, et ce n'est pas prêt de s'arrêter.   

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18 juillet 2008

Vendredi 13 la BD

vendredi_13_BDUn slasher en Bande dessinée, après tout pourquoi pas (la bagatelle coûte tout de même 18 euros chez Panini comics).

Jason Voohres est de retour à Crystal Lake comme au bon vieux temps, fini les trip New-Yorkais, et spatiaux. Vendredi 13 la BD revient au source, et propose finalement le meilleur Vendredi 13 depuis belle lurette ! Gentiment gore, très fun, la trame narrative est soigné, le cahier des charges est rempli (ça charcle du teenagers à tour de bras !), les dessins sont soignés. Petit inconvénient un découpage parfois trop abrupt qui gâche quelque peu la lecture.

Les auteurs ont réussis à signer une BD qui ravira les fans, mais parfaitement accessible aux néophytes de la saga cinématographique. Sans se contenter de plagier les films, le final de la BD propose une toute nouvelle mythologie du légendaire Boogeyman. Le "hockeyeur reconverti" est ici diablement efficace, et fidèle à lui même en diversifiant avec originalité ses "outils"...Ce serait abuser de dire que cette BD fait flipper, et ce n'est pas le cas (comme ce n'est nullement le cas des films non plus). Mais pour son caractère distrayant et pour son efficacité, Vendredi 13 en BD, ça passe ! Et la bonne nouvelle c'est qu'il devrait y en avoir d'autres.

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17 juillet 2007

Snoopy, le phénomène canin.

snoopyplCharles Monroe Schulz devait être bien loin de mesurer l'impact qu'allait avoir sa création, quand il la créer au début des années 50. Et pourtant, peanuts a tous les ingrédients de la réussite : découpage séquentiel impeccable, humour de situation et de dialogue finement pensé. Dans le genre des comic-strips (bande illustrées qui égayent les pages des grands quotidien), Snoopy est la référence et le modèle absolu, même plus de 50ans après.

Mais tout l'intêret de Peanuts tiens en son analyse de la société. Car Snoopy c'est également 50 ans d'histoire des Etats-Unis, d'analyse, de réflexion, d'observation, dont les héros haut comme trois cacahuètes sont un véritable miroir de la société de consommation américaine. La bande de gamin de Peanuts découvre et expérimente les joies de l'existence, ses vicissitudes aussi, son train-train, ses polémiques. Schulz apporte un réel soin pour construire et affiner ses personnages que le résultat en devient prodigieux.

Le cas de Snoopy en guise d'exemple, le héros canin vedette, véritalbe rêveur à quatre pattes, virtuose en tout genre, assumant avec nonchalance tel un dandy le fait d'être le chien le plus cool de la création. Capable d'endosser plusieurs personnalités (ça flirte avec la psychanalyse). Ainsi dans Peanuts, Snoopy regarde le monde des hommes avec délectation et libère son génie créatif dans de mémorables rêveries mythomanes.

Charlie Brown lui est le pathétique looser, probablement le plus grand de tout le neuvième art, malheureux au jeu comme en amour, il ne réussit jamais ce qu'il entreprend, ou à avoir ce qu'il désire, il n'en reste pas moins néanmoins un fin analyste de la condition humaine et s'interrogant sans cesse sur le véritable sens de la vie.

Dès 1950, les aventures de Snoopy et de ses amis bipèdes paraissent sous la responsabilité de United Features Syndicate, dans près d'une dizaine de journaux américains. En quelques années la peanuts mania envahit le monde et devient avec plus de 300 millions d'exemplaires vendus, l'un des plus grand succès éditoriaux de tous les temps.

QUELQUES DATES IMPORTANTES :

2 Octobre 1950 : Lancement du comic-strip Peanuts dans sept grands quotidiens américains.

5 Janvier 1956 : Snoopy marche pour la première fois sur deux pattes.

20 Novembre 1973 : lancement du dessin animé A Charlie Brown Thanksgiving, qui remporte un Emmy Award.

1 Aout 1983 : Début du Peanuts Collector club et de sa newsletter.

1 Juillet 1984 : Peanuts est présent de par le monde dans pas moins de 2OOO quotidiens !

12 Février 2000 : Charles M. Schulz meurt des suites d'un cancer à l'âge de 77 ans.

13 Février 2000 : La toute dernière planche de Peanuts paraît.

27 Mai 2000 : Charles M. Schulz reçoit à titre posthume la récompense du lifetime Achievement par la national cartoonist society.

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05 juin 2007

Girls des frères Luna

girls03_plaLes frères Luna avaient il n'y a pas si longtemps que celà, fait une entrée remarquée dans l'univers de la BD avec Ultra, mix improbable et pourtant magistralement réussi de l'ambiance sex and the city et de l'univers du comics de super-héros. Ils poursuivent leur bonhomme de chemin avec Girls, série en 4 tomes finis, qui rappellent les meilleurs récits de Stephen King.

Une petite ville des Etats-Unis du nom de Pennystown se retrouvent plongé dans l'inexplicable : Le héros, jeune homme aux histoires de coeur complexe, qui après s'être brouillé avec toute la gente féminine de la ville ramasse sur le bord de la route une jeune femme nue et muette, et après avoir fait l'amour avec elle, la jeune femme qui n'a semble-t-il d'humain que l'apparence, se met à pondre des dizaines d'oeufs dans la salle de bain, qui au moment de l'éclosion vont mettrent au monde des dizaines de clones de la jeune fille-mère. Une troupe de femmes mystérieuses qui s'en prend de façon virulente aux femmes de Pennystown, jusqu'à les tuer, tout en recherchant la compagnie des hommes pour se multiplier encore et encore. Et quand la fuite devient impossible la faute à un mur invisible qui encercle toute la ville, toute la population se retrouve cloitré et les déchirements et prises de becs peuvent commencer à semé une zizanie gigantesque sur la manière de gérer la crise.

Si le récit doit beaucoup à Stephen King (il est décidemment partout ce diable binoclard du Maine !), le graphisme joue la carte du réalisme et se retrouve très clairement influencé par la mise en scène cinématographique, les planches de Girls sont si finement découpées que l'on jurerait être face à un story-board aux dessins très détaillés. Jouant sur les échelles de plans, les champs contre champs (extrêmement présent)... on aimerait oublier que ce que l'on a sous les yeux n'est qu'une BD. L'histoire elle se charge d'enchaînée les rebondissements et révélations pour le moins déconcertantes (la fin du tome 2 donne la bave aux lèvres pour connaitre la suite, et celle du 3 est encore bien plus sidérante), des fins en véritable forme de climax à la façon d'une série télévisée (histoire de pousser les lecteurs à investire 15 euros dans le tome suivant !) Girls est une petite merveille dans laquelle il faut se plonger encore et encore, car bien qu'elle ne constitue pas pour autant un chef d'oeuvre abslou du neuvième art, elle procure un plaisir évident qu'il serait idiot de bouder.

girls

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12 mai 2007

Le tisseur dans les kiosques

spideyPanini comics a eût la bonne idée de sortir des rééditions des meilleures aventures de l'homme-araignée. Huit numéros à sortir, le premier est déjà disponible et ce dernier est consacré à Venom (actu cinéma oblige). Prix de lancement de 4,95 euros (144 pages)

à paraître :

  • 23 Mai le tome 2 : L'attaque du lézard (128 pages) 6,95 euros
  • 6 Juin le tome 3 : La dernière chasse de Kraven (144 pages) 8,95 euros
  • 20 Juin le tome 4 : La menace du bouffon vert (128 pages) 8,95 euros
  • 4 Juillet le tome 5 : Dans les tentacules d'Octopus (144 pages) 8,95 euros
  • 18 Juillet le tome 6 : Le retour du bouffon vert (128 pages) 8,95 euros
  • 1er aout le tome 7 : face à face avec le clone (136 pages) 8,95 euros
  • 15 aout le tome 8 : Le secret de Peter Parker (144 pages) 8,95 euros

le_costume_mal_fique     SpidermanLesIncontournablesFacSimile1_01052007

Posté par fanboy à 13:21 - B.D. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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