le petit blog du grand écran

Critique de films, analyse, clips (my chemical romance, the dresden dolls, The killers...), court-métrages, ce blog fait aussi la part belle au meilleur de la télévision en ce moment : les séries (Dr house, 24h chrono, Dexter, Desperate housewives, The los

08 août 2008

Les 10 perles dont on ne parle pas (ou pas assez) N°9 : Following de Christopher Nolan

following_posterD'actualité, Nolan va très bientôt nous balancé dans la tronche son Batman the dark knight ! Following était son premier film, bricolé, intelligent, roublard et parfaitement enthousiasmant ! Following est également passer malheureusement complètement à la trappe dans notre hexagone. Et pourtant...En matière de néo-noir ce film se pose comme l'une des plus brillantes réussites (si néo-noir ne vous dis rien z'yeuter sur wikipédia, je peux pas tout expliquer non plus !!!)

1h09 ni plus, ni moins. On est tout juste dans la catégorie long-métrage ! Following en français le suiveur. Raconte la drôle de lubie de Bill un doux rêveur fauché qui se rêve romancier sans avoir le moindre talent. Pour inspirer ses écrits, Bill s'amuse à suivre des inconnus dans la rue, épier leur quotidien, comprendre de loin leur histoire, leur vie. Mais tout part finalement en sucette quand un beau jour il suit Cobb. Cobb, tiré à quatre épingles, Cobb le riche, le classe et dandy Cobb. Le problème avec Cobb, c'est qu'il ne cesse de rentrer dans différents appartements. Cobb est un cambrioleur. Un cambrioleur un peu particulier puisqu'il ne vole que des objets personnels sans aucune valeur. Cobb va devenir pour Bill un ami, un mentor, un conseiller, une source d'inspiration...Mais les apparences sont trompeuses et Bill l'apprendra bien vite.

Surprises, surprises. Le film les enchaînent et laisse le spectateur pantois dans sa dernière bobine. Excellent scénariste et réalisateur, Nolan a pensé tout les moindres petit détails de son métrage pour piéger le spectateur dans ses attentes. Une maitrise de la roublardise qui s'explique par la grande cinéphilie de Nolan, capable d'anticiper les attentes de son public et jouer avec lui, le surprendre en allant là où personne ne s'y attends, là où il ne faut pas aller aussi, parfois. Ce qui impressionne tant dans Following, c'est l'incroyable maitrise de Nolan pour son tout premier film. Noir et blanc magnifique, scénario complexe et retors, mise en scène immersive et une maitrise narrative digne d'un Tarantino des grandes heures (comprendre pas avec Boulevard de la mort !). Car non content de raconter une histoire imprévisible, Nolan la raconte dans le désordre. Pas étonnant quand on voit Memento du même Nolan, qui là aussi affiche le goût prononcé du metteur en scène pour les constructions narratives alambiqués.

Following embarque le spectateur dans son intrigue pour le laisser...sur le cul disons le clairement dans un final révélant la manipulation totale dans laquelle nous étions. Un petit miracle de cinéma !

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Les 10 petites perles dont on ne parle pas (ou pas assez). N°10 : Talk radio d'Oliver Stone

talk_radioOliver Stone n'est plus a présenté. JFK, Platoon, Tueurs-nés, Alexandre, World trade center. Stone est capable de l'acceptable (le plus souvent), du navet inepte (le plus souvent également !). Le principal problème des films d'Oliver Stone c'est leurs ambiguïtés maladive et court-circuitante : dénoncé la guerre et en valoriser les héros (Platoon). Dénoncé la fascination des médias pour les serial-killers, tout en faisant des dit tueurs les personnages les plus positifs de son récit et en les posant comme héros absolue (sic !) (Tueurs-nés) etc etc...C'est la méthode Stone, elle a son efficacité certes, mais énormément de limites également. Pour l'anecdote, Tueurs-nés s'est tournés alors que toute l'équipe du film ou presque se défoncés à la coke, pas facile d'être clairvoyant après ! Stone a le mérite de bien porter son nom !

Mais venons-en à nos moutons avec Talk Radio. Sans conteste possible le film plus méconnu du réalisateur (il a même carrément disparu de certaines filmographie établi sur Oliver Stone. Et pourtant Talk radio est peut être le plus envoûtant des films de Stone. Vertigineux, hypnotique, dément, terrifiant, désolant, alarmiste, émouvant. Les adjectifs ne manquent pas pour parler de ce huis-clos (presque tout le film se passe dans le studio radio) percutant et rentre dedans.

Le pitch ? Tout les soirs un animateur radio de Dallas, Barry Champlain, discutent en direct avec ses auditeurs pour le pire, jamais pour le meilleur. Chaque conversation est filmé comme un combat de boxe impitoyable, avec coups bas à la clé. Affrontements sans retenue où chacun cherche à mettre l'autre KO. Confessions bidons, dérapages sans limites se succèdent dans une ambiance intense et glaçante : récits pervers, contes décadents, menaces de mort, racisme etc etc...

Le film de Stone est en fait la transposition pour le grand écran d'un monologue théâtral de Eric Bogossian, acteur principal du film, qui livre une des performances les plus bluffantes d'intensité que pour ma part j'ai pu voir sur un écran. Stone reste ici fidèle à son attraction-répulsion dénonciatrice. Sans jamais prendre vraiment parti, louvoyant comme à son habitude sur les sujets de société brûlants. Mais là où talk radio se distingue selon moi du reste de la carrière de Stone, c'est que le réalisateur ne se livre pas un seul instant un discours contradictoire, le film enchaîne les conversations comme autant de trait d'une amérique malade, dégoutante, cinglé et irrécupérable et laisse libre le spectateur de se faire son propre avis. Personne au sein du film ne détient la vérité, pas un pour racheter l'autre ! Et le spectateur d'assister effaré à la noirceur de l'âme humaine. Talk radio est un film qui dérange, secoue, perturbe, laisse perplexe et que l'on ne peut oublier après l'avoir vu. Une fois le générique de fin, le ressentiment du public est comme ne le cesse de le répéter Champlain à chaque fin d'émission :"les coups vous feront mal et vous blesseront...Mais les mots eux, vous briserons à jamais". Talk radio c'est ça, un film qui brise le plus éternel des optimistes.   

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Le choc des séries : Fringe et True Blood

La milieu de la série télévisée met les fans de "genre" en ébulition totale avec trois nouvelles séries à venir lorgnant allégrement vers la SF et le fantastique. Une nouvelle production JJ Abrams (pas une surprise, il les enquille) avec Fringe. La nouvelle série de MONSIEUR Alan Ball (déjà créateur de l'excellente Six feet under) : True Blood, dans laquelle il s'attaque ici à la figure du vampire...Yeah. La troisième série en question, et dont je ne parlerais pas ici (parce que nouvelle série de Joss Whedon le papa de la pute de Buffy ! Et parce que je n'ai pas vu l'épisode pilote : autre très bonne raison !) Dollhouse, dont le pitch reste malgré tout attrayant : Une agence d'espionnage utilise des zombies reprogrammable à merci pour accomplir les missions...L'autre argument de choix de la série tiens en un nom : Eliza Dushku, pas vraiment une grande actrice certes (et loin s'en faut) mais vraie petite bombe sexuelle...hum hum....

Bref un peu de sérieux, et rentrons dans le bref du sujet : True blood et Fringe dynamite chacun à leur façon le petit écran. Les pilotes des deux séries ayant étaient présentés au comic-con festival, je peux vous assurer que c'est de la vraie bombe et qu'une série sur les deux provoque réellement de suite un aspect sévérement addictif : Fringe !

Fringe

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Les forces de l'ordre américaine sont en panique totale et pour cause elles doivent enquêtés sur un véritable charnier aérien : tout les êtres humains à bord d'un vol long courrier ont ...fondus ! Littéralement fondus !

Fringe situe son action dans un futur proche où la technologie et la recherche scientifique ont grandemennt évolués. Le pilote de Fringe part sur les chapeaux de roues pour ne jamais ralentir la cadence 1h20 durant, à grand coups de scènes chocs, de rebondissements en tout genre et de situations bien attaqués du bulbe. Production JJ Abrams oblige le pilote annonce la couleur, Fringe sera un véritable foutoir narratif aux extensions narratives incessantes, bordéliques mais foutrement excitantes...la série se la joue menace terroriste à arme biologique et patatra dans les vingt dernières minutes, ça ne sera pas aussi simple ! (Abrams quoi ! Pourquoi faire dans la simplicité ???). Fringe s'annonce aussi complexe que Lost en beaucoup beaucoup plus nerveux. Et sera sans nul doute possible encore bien plus cintré que Alias ! La presse qualifie déjà Fringe de sous X files...Mouais...je préfère pour ma part dire que Fringe c'est X files sous acides, donc forcément mieux ! (je ne vais pas me faire des amis avec une phrase comme ça). Mystère, secrets d'état, complots etc etc, le pilote de Fringe ne donne qu'une envie : voir la suite de toute urgence (le B-A BA pour une série télé). Juste pour la déconne, parce que j'ai envie de faire la vanne, Fringe est l'occasion de revoir Joshua Jackson (oui oui il est toujours vivant). Pour ce qui ne le remette pas, c'est Pacey Witer de la série Dawson, qui quitte ici son image d'adolescent débilo-sentimentalo-traitre de son pote. Il démontre ici qu'il est également capable de jouer le macho arrogant et prétentieux. Comme il était temps !

En résumé : Le pilote de Fringe est efficace, tendu, nerveux, complexe, particulièrement agité jusqu'à la quasi frénésie...VIVEMENT LA SUITE !

article_fringe Vannes pourries possible pour cette photo :

1) Papa, papa ton fils de pute de rejeton me tire les cheveux !

2) Je vois des électrodes partout...(ambiance sixième sens)

3) Bah merde alors je viens de voir Pacey Witer...Dingue ! Me suis caressé l'entrejambe devant tous les épisodes de Dawson...De le voir en vrai...Alala ça me fait jouir

4)...Bah si vous en avez une allez-y !!!

True Blood 

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Dans un registre totalement différent, à mille lieues de Fringe, on trouve True Blood. Nouvelle série de Alan Ball à qui l'on doit déjà la puissante et psychologique série six feet under (comment vivre et mené sa vie quand son quotidien est hanté par la mort ?). Alan Ball ne change pas de méthode, ce qui l'intéresse avec True blood (aux vues en tout cas de l'épisode pilote), c'est encore et toujours les personnages et leurs relations. La série se base sur les nouvelles de Charlaine Harris (pour ceux qui connaissent parce que moi perso, jamais entendu parler avant ça).

La principale qualité de True Blood est de proposer quelque chose de vraiment novateur sur la vieille figure du vampire. True blood se situe dans une époque contemporaine à la notre sauf que...les vampires ont fait leur "coming-out", s'envoient des canettes de True blood (sang synthétique au même vertu nutritive que le sang humain). Le sang de vampire est également lui aussi très prisé, mais des humains cette fois. Le "V blood" est la nouvelle drogue à la mode capable de garantir des parties de sexe torride.

A propos de sexe justement, True blood dans son pilote n'y va pas avec le dos de la cuillère, fleurant bon la perversion...sympathiquement très dérangeante et malsaine !

Dans un style radicalement opposé à celui de Fringe, True blood ne cherche en rien le punch narratif. Le pilote prend son temps et joue d'une atmosphère électrique en racontant les relations du personnage principal, la jeune Sookie serveuse de bar (interprétée par Anna Paquin...bah non y en a deux...HA HA HA) et de Bill le vampire ténébreux (normal pour un vampire). Le pilote reste d'ailleurs axés sur ces deux personnages et leurs étranges rapports, les autres éléments du pilote servant essentiellement à campé la situation et les personnages secondaires. C'est Sookie qui sauve la peau du vampire et pas l'inverse ! Tiens tiens. Première surprise d'une longue série puisque True blood a bien pour intentions de jouer sur le renversement et de montrer que les méchants ne sont pas forcément ceux auquels on s'attend. (à ce titre le petit bout d'interview télé dans la boutique, lors de la séquence d'ouverture de la série est tout sauf anodin !). Le pilote de True blood semble donné le ton et les intentions de son auteur, bien qu'il ne fasse en rien une avancée notable dans la narration et les péripéties. True blood au vu du potentiel narratif à tout pour devenir une petite bombe atomique télévisuelle, ne reste plus qu'à espérer une montée en puissance crescendo. Mais faisons confiance à Alan Ball sur ce point !

D'un côté une série survoltée et déjantée avec Frings, de l'autre une narration toute en finesse et atmosphérique avec True blood. D'un côté comme de l'autre, les séries possèdent le potentiel de véritable petit chef d'oeuvre. Et les attentes sont très différentes : Fringe devra confirmé son cocktail d'action et de SF barré le tout sur un ton survolté...gare à la baisse de régime ou l'implosion. De l'autre True blood devra faire ses preuves sur une montée en puissance narrative et addictive (parce que si certes le postulat de départ est extrêmement sympathique et intéressant...un humain et un vampire qui flirte ça va pas trop pisser loin non plus)...Une seule conclusion dans les deux cas : la suite, la suite, la suite !!!!

Posté par fanboy à 15:20 - séries télé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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